Béni Oulbene (Skikda) – Sauver en urgence la famille Djaballah Aouat

La famille Djaballah Aouat

A sauver en urgence

Trente (30) ans déjà que la famille Djaballah-Aouat survit âprement dans un taudis, au-dessous de la norme vivable dans les taudis !

C’est à El-Kherba, dans la commune de Béni Oulbane, daira de Sidi Mezghiche, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la wilaya de Skikda.

Le décor de la vie ou de ce qui y ressemble est insoutenable. Parents et quatre de leurs enfants (deux filles et deux garçons) y occupent les lieux, pour ne pas dire y habitent. Deux des enfants, des garçons adultes sont des handicapés. L’un des deux est un diabétique.

Une longiligne cour, meublée de jerricans et d’une chaise roulante, espace forcé d’un des garçons, handicapé moteur depuis l’âge de 4 ans, à l’hospitalité à faire des jaloux dans le milieu de l’hôtellerie !

Deux espaces très exigus, qu’on ne peut les nommer chambres, servent à dormir ou à s’allonger, « tellement le sommeil ça fait longtemps qu’on en connait plus la valeur », tient à indiquer Messaoud Djaballah Aouat, père de la famille, 76 ans, retraité avec 8 000 DA, au langage dure et énervé, mais très content d’avoir eu des visiteurs.

Les deux espaces pour s’allonger sont dans un état moyenâgeux ! L’un d’eux ne disposant même pas d’électricité. Pour éclairer un petit peu la pièce, la fille s’est servie de la lampe éclairant la cour, en dirigeant ses rayons lumineux vers l’obscurité.

Trente ans déjà que cela dure. Les Djaballah Aouat attendent la livraison des 60 logements sociaux, situés sur les hauteurs de Béni Oulbene, pour bénéficier d’un toit décent. « Espérons-le, car le maire de Béni Oulbene, nous a un jour dit : vous ne pouvez avoir un logement social, car vous avez déjà bénéficié de 120 000 DA d’aide de l’état. », a indiqué Messaoud Djaballah Aouat. Et de conclure : « Une aide qui date des années 1970. »

Est-il humain de laisser une famille de six membres, dont deux handicapés, vivoter dans des conditions infernales, sans eau, sans électricité et dans un espace vivable qui ne respecte pas la norme ? Outre les pouvoirs publics, les particuliers, entreprises ou hommes d’affaires, sont humainement parlant, responsables de ce qui arrive à cette famille, qui n’est malheureusement pas la seule dans cet état.

Par Zoheir Zaid

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