C’est à présent une quasi certitude il ne faut plus compter sur le pétrole pour relever le matelas de devises. Le cours du baril a augmenté légèrement hier. Il a atteint péniblement les 40 dollars mais il n’y a pas matière à pavoiser car la demande pétrolière est actuellement la plus faible que le monde ait connu depuis 1950. Les plus gros consommateurs sont le secteur aérien et l’automobile. Or depuis la pandémie ces secteurs se sont effondrés. L’industrie automobile se tourne désormais vers l’électrique, ce qui réduira considérablement la demande mondiale. Tebboune a parfaitement compris ce qui est en train d’arriver c’est pour cela qu’il tourne à présent son regard vers le secteur minier qui remplacera, selon lui, le pétrole en termes de dividendes auquel il faut ajouter le gaz naturel qui reste toujours une option valable de par sa composition d’énergie non polluante en carbone mais c’est le fer, le zinc et le cobalt qui retiennent de plus en plus l’attention du président de la république. Pour le chef de l’Etat un gisement de fer tel que celui de Gara Djebilet qui est facile d’extraction et dont la durée de vie est estimée à une cinquantaine d’années pourra dans un avenir très proche être exploité à son maximum, dont une partie sera exportée. Il y a un autre gisement d’une matière brute, le zinc, qui n’a jamais retenu l’attention de tous les gouvernements qui se sont succédé depuis l’indépendance, celui d’Amizour près de Béjaia dont les réserves sont parait-il considérables et le cours du zinc dépasse de loin celui du pétrole. Cette matière est très recherchée par l’industrie mondiale et là aussi l’extraction ne posera aucune difficulté. Il y a d’autres matières comme l’or dans le Hoggar dont on n’a extrait que des faibles quantités. Enfin et ce n’est à l’heure actuelle qu’une supposition l’Algérie serait dotée du minerai le plus convoité au monde, celui appelé « terre rare » qui sert à la fabrication de tous les composants électroniques. Deux pays disposent d’immenses réserves ce sont la Chine et la Bolivie. Or des études sérieuses entreprises par des chercheurs algériens font état de l’existence de cette matière dont le cours est supérieur à celui de l’or. On affirme que l’Algérie détiendrait 20% des réserves mondiales répertoriées à travers la planète. Il faut toutefois rester prudent car il faudrait une prospection appropriée et méticuleuse des lieux où se trouve ce produit et le pays ne dispose pas de personnel formé pour ce genre de prospection. Il faudrait pour cela que l’Etat envoie en formation à l’étranger des jeunes universitaires ayant fait le chois d’étudier la géodésie dans les universités du pays et encourager les nouveaux bacheliers à suivre cette filière qui s’avèrera dans les prochaines années le meilleur choix d’études. Le gouvernement prépare actuellement une feuille de route consacrée spécialement au secteur minier.

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