L’Algérie a raison de ne pas recourir à l’endettement extérieur

Le recours à l’endettement extérieur auprès de pays « amis » de la BAD (Banque africaine de développement ou du fond d’investissement arabe a été préconisé par des économistes nationaux. La réponse du président de la république a été ferme et sans appel. C’est non ! Le chef de l’Etat maintient jusqu’à ce jour son refus de négocier des dettes même avec des pays considérés comme surs et ne cherchant pas noise lorsque le moment de payer arrive à échéance. Cette prudence considérée comme excessive par certains experts économiques nationaux ou étrangers est pourtant motivée par diverses raisons. Premièrement le pays dispose d’immenses ressources qu’il entend exploiter à leur maximum. Nous ne parlons pas du pétrole qui ne rapporte pratiquement plus rien depuis l’effondrement des cours du baril et de la baisse spectaculaire des exportations de ce produit. Nous parlons du gaz naturel et des capacités de liquéfaction que l’Algérie possède. Les pays avec lesquels elle entretient des relations commerciales suivies concernant ce produit renouvellent leurs contrats commerciaux. Les dividendes ne sont certes pas énormes à l’heure actuelle mais ils pourront augmenter substantiellement dans un avenir proche car les pays européens de la rive sud de la Méditerranée et même un peu au nord comme la Belgique et les Pays bas se sont tournés résolument vers les énergies propres et sont en train d’abandonner progressivement la solution du nucléaire. Deuxièmement l’Algérie possède des gisements miniers divers et très convoités par les industriels du monde entier. Citons quelques uns d’entre eux comme le fer et le zinc dont les cours flambent actuellement mais également dans le futur car il y a aujourd’hui un tarissement des gisements ferreux et de zinc à travers le monde. Mais il y a plus et cela c’est ce qu’on appelle de l’or en barre. L’Algérie, possède, selon des études récentes effectuées par des universitaires nationaux enseignant la géodésie et la géographie des gisements importants de ce que l’on appelle « Terres rares, une matière dont les cours dépassent très largement l’or et même le diamant. Cette matière brute une fois transformée sert à fabriquer tous les composants électroniques dont se sert l’industrie du numérique. Il faut bien sur pour cela des investissements colossaux mais ceux-ci peuvent provenir des multinationales avec lesquelles l’Algérie pourra conclure des contrats juteux gagnant-gagnant. Troisièmement le pays a deux grandes vocations qui n’ont jamais été exploitées comme il se doit. Il y a d’abord l’agriculture dont les espaces d’exploitation s’étendent aujourd’hui du nord au sud de ce pays dont la superficie en km2 est la deuxième du continent africain. Non seulement le pays se suffira à lui-même en produits agricoles mais il pourra en exporter l’excédent. Il suffit simplement d’organiser une agriculture fixée sur le rendement maximal comme l’a fait l’Espagne. L’Algérie est en passe de devenir le concurrent le plus sérieux de la péninsule ibérique dans les prochaines années. L’autre élément qui pourra faire entrer au pays des recettes évaluées à des milliards de dollars c’est incontestablement le tourisme. L’Algérie est un pays vierge. Il ne fait pas partie des destinations touristiques préférées des touristes étrangers. Une politique d’investissement massif négociée avec des tours opérators internationaux répertoriés comme étant les plus compétitifs de la planète pourra faire de ce pays la première destination du pourtour méditerranéen. Quels sont les pays qui à l’heure actuelle disposent de tels atouts ? Il n’y en a pas et s’ils existent, ils sont très éloignés, ce qui représente un handicap sérieux en matière de transport. L’Algérie se trouvant géographiquement à la porte du continent africain et à quelque centaine de kilomètres de l’Europe offre aujourd’hui à tout investisseur potentiel et à tout partenaire étranger une opportunité qu’il ne trouvera nullement ailleurs. Cet engagement du président consistant à exploiter toutes ces ressources donnera dans les années à venir des résultats qui dépasseront toute espérance. Il suffit pour cela que le pays fonce tête baissée dans la construction de cette nouvelle Algérie que les anciens dirigeants ont négligé de la faire. Finalement à bien y réfléchir la pandémie du coronavirus représente une aubaine même si le prix à payer reste fort.

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