Le fils de Saidani et Brandt cités

Le Président-directeur général (PDG) de l’Entreprise portuaire de Skikda (EPS), et quatre autres responsables au sein de la même entreprise, à savoir, le Secrétaire général (SG), le président du Conseil des Participations (CP) et son adjoint, et le chef du Département des œuvres sociales, ainsi que quatre opérateurs économiques privés, ont été placés sous contrôle judiciaire et sont sous le coup d’Interdiction de sortie du territoire nationale (ISTN),  et ils se sont vu, à cet effet, retirer leurs passeports, par le procureur de la République près le tribunal de Skikda, dans le cadre de l’enquête préliminaire enclenchée par les services de la Gendarmerie nationale.

Les cinq personnes ont été entendues, du 13 au 14 juillet, dans ce qui est appelée ‘’l’affaire de l’EPS ’’, pour faux et usage de faux dans un document commercial et coutumier, dilapidation de deniers publics et utilisation illégale de deniers publics au profit de tiers personnes, octroi d’avantages indus pour autrui, financement clandestin d’une campagne électorale

Pour ce chef d’accusation, il est fait allusion à la campagne de députation de Boudjemaa Talaai, ancien ministre des Travaux publics et des Transports, MTPT.
« Des employés de l’EPS auraient été envoyés au Stade Chabou de Annaba, afin d’applaudir Boudjemaa Talaai. Ce dernier aurait bénéficié également de travaux d’impression de dépliants et autres nécessités de sa campagne. », Révèle notre source

L’affaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets, a dévoilé l’implication de personnalités morales et physiques des plus connues, parmi les 4 opérateurs économiques cités dans ce dossier. Le premier n’est autre que le fils de l’ancien SG du Front de libération nationale (FLN), Amar Saidani, responsable de l’Eurl Kayser, qui a bénéficié d’un terrain au nouveau port, « sans l’exploiter ni se l’est vu retirer », indique notre source.

Le deuxième opérateur est le représentant de Brandt, la filiale de Cevital, qui a été logée quelques temps au niveau de la direction générale de l’EPS. Les griefs retenus à l’encontre de ces opérateurs sont, faux et usage de faux dans un document commercial et coutumier, et incitation d’un fonctionnaire au trafic d’influence pour bénéficier d’avantages indus.

Les 33 personnes auditionnées seront entendues, une deuxième fois, à partir de la semaine prochaine. Affaire à suivre.

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