Les frontières européennes s’ouvrent et se ferment au gré des pics de cas

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Les frontières européennes s’ouvrent et se ferment au gré des pics de cas

La réouverture vers quatorze pays extra-européens, effective depuis le 1er juillet, pourrait déjà être remise en cause. A l’intérieur de l’espace Schengen, le retour à la normale paraît également bien loin.

Le nombre des contaminations, voire parfois des hospitalisations, est à la hausse dans une série de pays européens et alimente la peur : la deuxième vague de Covid-19, tant redoutée, est-elle déjà en vue ? L’ouverture des frontières intérieures et celle, plus limitée, des frontières extérieures aux ressortissants de quatorze Etats – elle est survenue le 1er juillet – représentaient d’indéniables facteurs de risques aux yeux de nombreux spécialistes. Ils craignaient, par ailleurs, les conséquences d’un déconfinement rapide couplé à l’arrivée de vacanciers dans certaines zones du continent.

Confrontés à des signaux négatifs, plusieurs gouvernements ont, en tout cas, adopté rapidement des mesures engendrant une seule certitude : le retour à un fonctionnement normal de l’espace sans passeport de Schengen, espéré par la Commission de Bruxelles, n’est pas pour demain. Pour preuve, les contrôles, devenus quasi permanents, des documents d’identité de ressortissants en provenance de pays Schengen qui sont pratiqués dans de nombreux aéroports, parisiens notamment. Une mesure présentée comme « normale en temps de terrorisme et de pandémie », selon des fonctionnaires interrogés.

Les longs efforts des diplomates qui, en juin, auront tenté de mettre au point la liste des pays extra-européens dont les citoyens pourraient entrer dans l’Union européenne (UE) sont, eux aussi, déjà mis à mal : la situation de la pandémie dans certains pays figurant sur la liste initiale (l’Australie, l’Algérie, le Maroc, la Serbie…) va obligatoirement entraîner une révision de celle-ci.

La Hongrie et plusieurs pays qui l’environnent ont, eux, refusé d’appliquer la réouverture des frontières pour les quatorze pays hors Schengen, alors que les ambassadeurs de tous les pays de l’UE s’étaient pourtant mis d’accord en ce sens à Bruxelles, à la fin juin.

Clusters liés à des travailleurs revenant des Balkans

La Belgique, qui a enregistré près de 10 000 décès depuis le début de la pandémie et un taux de surmortalité de près de 30 % entre mars et juin, a renoncé, elle aussi, à ouvrir ses frontières aux non-Européens. Elle a mis au point un complexe code à trois couleurs qui oblige les ressortissants de certains pays ou régions d’Europe, ainsi que les touristes belges rentrant de ces zones, à se soumettre à un test et à une quarantaine. Sont notamment concernées la Suède, certaines provinces espagnoles et portugaises, la ville anglaise de Leicester. Des tests sont aussi exigés pour les Bulgares, les Croates, les Roumains, les Luxembourgeois, etc.

Source : lemonde.fr

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