L’entrave !

La presse est-elle concernée par la sensibilisation des citoyens contre les risques de contamination du coronavirus? Une question qui reste posée au commissaire de la sûreté urbaine extra muros de Sidi Amar dans la wilaya d’Annaba. En effet ce dernier semble méconnaître les dispositions du code de l’information qui stipule dans son Article  83 que  toutes les instances, les administrations et les institutions sont tenues de fournir au journaliste toutes les informations et les données qu’il demande de manière à garantir au citoyen le droit à l’information dans le cadre de la loi organique et de la législation en vigueur. L’article qui suit garantit le droit d’accès aux sources d’information qui est reconnu au journaliste professionnel excepté lorsque: l’information concerne le secret de défense nationale tel que défini par la législation en vigueur, ou porte atteinte à la sûreté de l’Etat et/ou à la souveraineté nationale de façon manifeste, ou porte sur le secret de l’enquête et de l’instruction judiciaire, ou lorsqu’elle concerne le secret économique stratégique, ou est de nature à porter atteinte à la politique étrangère et aux intérêts économiques du pays. Mais là ce n’est pas du tout le cas, car la situation  concerne une sortie publique de sensibilisation de la population de Sidi Amar que nous voulions couvrir pour connaitre les intentions des unset des autres face à la pandémie et ses risques,  mais mal nous en prit, le commissaire de la sureté extra muros nous a prié d’une certaine manière à vider les lieux. » Vous n’êtes pas invité à cette sortie. Si nous aurons besoins de vous en tant que presse on, vous fera signe. » C’est ce qu’il nous a signifié au vu et au su de tout le monde en mettant fin à la discussion par une tape non amicale sur mes épaules qui signifie à mon sens « évacuez les lieux ». Un tel geste de familiarité, avilissant dans l’esprit de son auteur n’avait pas lieu d’être et surtout en public. D’ailleurs certaines personnes présentes sur les lieux n’avaient pas apprécié un tel comportement, (allant chacun dans son commentaire)  venant d’un officier au grade de commissaire de la sûreté de wilaya d’Annaba qui aurait du en principe saisir cette opportunité pour faire parvenir son message. Pour ce qui nous concerne ce geste signifie à nos yeux une entrave à l’exercice de notre fonction, car l’intéressé agissant au nom d’une institution républicaine doit respecter les lois du pays, notamment celle qui régit la fonction de journaliste. Inadmissible mais malheureusement nos administrations  continuent à travers ce genre de comportement à se cloisonner sur elles mêmes évitant toute forme de communication en restant loin des efforts des hautes autorités du pays à instaurer une communication institutionnelle qui sort des habitudes de l’ancien système loin de toute appréhension et qui agit dans la transparence. Jusqu’à présent la presse à toujours eu dans le cadre d’un respect mutuel du moins en ce qui nous concerne, de bonnes relations avec les services de sécurité dans le cadre d’un travail d’information professionnel d’informations  vérifiées destinées au public en particulier en ces temps de pandémie où l’effort doit être collectif et porteur car  la presse en est le moyen le plus usité pour faire parvenir l’information à grande échelle. Ceci n’est peut-être pas la vision de notre commissaire qui s’accroche à une sensibilisation très restreinte; c’est, selon sa vision. HK

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