20 hectares de terres agricoles utiles délaissés

Rien ne va plus au sein du projet (Annexe) d’El Kala relevant de l’entreprise régionale du génie rurale Babors (ERGR) et pour cause la pépinière d’Oum Laâgareb sise dans la commune de Bouteldja, qui s’étend sur une superficie de 20 ha et comptant un effectif de 30 travailleurs est, actuellement, à l’abandon, faute d’une gestion efficiente et rigoureuse.

Selon des documents officiels, dont nous avons pris connaissance, « cette exploitation est née en 1963 et s’étend sur une superficie de 19,22 ha avec une production fruitière sur 1 ha ».

Des investissements ont été engagés depuis 2014 pour « un coût global de 2 milliards de Cts, afin de valoriser cette pépinière d’une capacité de production de 05 millions de plants d’arbres fruitiers par année ».

Il s’agit, entre autre,

« de l’aménagement de la pépinière, d’une clôture en Zimmerman, un abri pour matériels roulants et d’équipements destinés à l’irrigation ».

Malheureusement, cette pépinière ne dispose pas d’électricité alors que l’investissement pour le raccordement à cette énergie vitale n’excède pas « le montant de 587,79 millions de Cts, selon une correspondance au directeur général de l’ERGR en date du 16 octobre 2014 » et dont nous détenons une copie.

Nos interlocuteurs ont cependant affirmé que des expériences de différentes cultures ont été menées au sein de cette pépinière dont la tomate industrielle et le piment et qui ont donné des résultats très satisfaisants.

Par ailleurs, des cadres qui ont été écartés à dessein ont mis en œuvre un véritable plan de sauvetage pour cet outil de production agricole à savoir la mise en place d’un parc à bois (fruitiers et oliviers) sur 02 ha avec la plantation de 26 variétés d’oliviers et la plantation de 05 ha de tomate industrielle, selon le système du goutte à goutte. Une stratégie qui n’a pas pu être menée à son terme.

« Il existe une volonté délibérée de nuire à ce patrimoine local dans l’objectif de le céder à des entreprises privées, pour des miettes ».

Ont soutenu nos mêmes interlocuteurs, avec dépit.

Reste que le ministère de tutelle est tenu, selon ses obligations éthiques et ses prérogatives légales, d’ouvrir une enquête à fin de faire la lumière sur cette entreprise de dilapidation des deniers publics et de destruction d’un patrimoine forestier national

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