Lorsque les citoyens permettent à l’Etat d’économiser de l’argent

La campagne de nettoiement et d’amélioration du cadre de vie citoyen par la société civile, à travers le territoire nationale, a été vivement saluée. Aussi bien par les citoyens que par les pouvoirs publics. Et généralement bien commenté sur les réseaux sociaux. La campagne a été pour les besoins de médiatisation et de marketing que l’on comprend, fortement illustrée par les photos et les vidéos, particulièrement sur Facebook, le réseau où l’on navigue le plus. Dans l’attente d’une intervention énergique des autorités compétentes, et qui n’est pas venue, les résidents des cités populaires ont conjugué leurs efforts et ont effectué des travaux ayant, dès leur achèvement, apporté un nouveau confort habitable. En tous les cas mieux qu’avant. Travaux de peinture des bassins, des caves, des égouts, des murs internes, des blocs d’immeuble, ainsi que ravalement des façades, curage et couverture des avaloirs, aménagement des espaces vertes, actions de reboisement, etc…

Ce sont là, quelques exemples d’opérations civiques, lancées dans la foulée de l’application des mesures préventives liées à l’hygiène, dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Pour cela, les habitants, las d’espérer une présence à leurs côtés des démembrements de l’Etat, toutes prérogatives confondues, se sont mobilisés en se solidarisant financièrement et manuellement, souvent les deux, parfois d’une seule manière.

L’avantage généré est, à notre humble avis, double. Le premier visible, comme déjà indiqué, est une amélioration du cadre de vie et une preuve que l’Algérien n’est pas seulement cet éternel assisté que l’on veut présenter. Le second, moins visible, a permis aux institutions de l’Etat d’économiser ces montants, certes dérisoires, mais qui devaient être injectés dans des projets touchant directement la proximité citoyenne. Pour l’exemple, l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) n’a pas, il y a de cela longtemps, procédé au ravalement des façades. Les raisons invoquées sont relatives au peu de recettes qu’il génère, du fait du non-paiement des loyers par les locataires, et ce qui l’empêche de dégager les sommes nécessaires à la prise en charge de ce volet, ou autre, dont le nettoyage des caves des bâtiments. Mais, au vu de ce qui a été fait par les citoyens, l’OPGI peut, donc, à notre humble avis, prendre en charge ce qui reste des ravalements de façades, car, en toute logique, le budget qu’il devait leur allouer a été revu à la baisse. Et ce grâce aux citoyens bénévoles et volontaires. Par ailleurs, l’APC ne devra plus, sauf si elle est déficitaire, avancer l’argument du manque d’argent et d’effectifs. Ce qui a été initié à ce jour par ses gouvernés et électeurs, a contribué largement à lui permettre d’économiser quelques sous nécessaires à entamer ce qui constitue comme des reliques de projets ou des travaux. Indiquons tout de même, que quelques APC ont participé aux opérations d’amélioration du cadre de vie, par la mise à la disposition des habitants, d’engins, de bidons de peinture et, quelques fois, du personnel communal.

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