Djerad fustige l’économie informelle

Présidant la cérémonie d’ouverture des assises nationales qui ont eu lieu hier le premier ministre a fait une allocution où il s’est montré particulièrement sévère contre ceux qui continuent à prospérer grâce à l’économie informelle en refusant de soutenir obstinément l’économie nationale alors que celle-ci a un besoin urgent de toutes les capacités nationales pour sortir de sa torpeur actuelle. Abdelaziz Djerad a déploré le fait que tous ceux qui tiennent les rennes de cette économie parasitaire n’aient pas répondu favorablement aux appels du gouvernement et aux actions entreprises pour leur permettre de s’intégrer dans le circuit formel et légal. Une très importante part de la fiscalité échappe aujourd’hui à l’Etat. Le circuit informel ne verse aucun sou au fisc et cela depuis très longtemps. Il est temps que cela cesse a insisté le premier ministre. Il n’est pas normal que des milliards de dinars circulent dans leur forme liquide sans que l’Etat n’en ait aucune connaissance. Pour Djerad le but de ces assises sur la réforme fiscale est de parvenir à collecter l’impôt qui est du à l’Etat. C’est un impératif et une nécessité sur lesquels l’Etat ne peut transiger. Le premier ministre demande aux participants à ces assises de proposer des solutions pratiques et applicables pour réformer de manière profonde le système fiscal qui ne répond plus du tout aux exigences actuelles. Des impôts généralisés, qui toucheront tout le monde mais qui seront basés sur l’équité doivent voir le jour le plus tôt possible. Il faut cibler les populations à imposer. Ceux qui contribuent à créer la richesse, la croissance et l’emploi paieront moins d’impôts. Par contre ceux qui affichent des signes d’opulence ostentatoire et dont les activités ne correspondent pas à leur train de vie paieront l’impôt le plus fort. Par ailleurs a souligné le premier ministre il faut revoir l’assiette de l’IRG tout en épargnant les revenus les plus faibles .Nous sommes donc à un tournant décisif de notre quotidien en tant que contribuables. Cette réforme révèlera bien des surprises surtout pour une catégorie de la population qui a toujours été jusqu’ici épargnée.

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