Sans l’aide de l’Etat Sonelgaz aurait déjà déposé son bilan

La Sonelgaz est touchée de plein fouet par la crise économique. Tout comme Air Algérie elle est aujourd’hui au centre des préoccupations du gouvernemlent.Sans le secours des finances publiques cette grande entreprise aurait déjà déposé son bilan. Ce constat douloureux n’émane pas d’un expert ou d’un observateur extérieur mais du ministre de l’énergie en personne. Enregistrant pertes sur pertes à cause du non paiement des redevances électriques et du gaz par une partie non négligeable de la population et du prix de revient de la production qui se situe bien au-delà du prix de vente de l’énergie domestique que les citoyens paient , la société publique enregistre un déficit énorme dans sa trésorerie. Cette situation s’est aggravée avec l’arrivée de la pandémie et les conséquences du confinement durant trois mois consécutifs. Les citoyens refusaient de s’acquitter de leurs redevances prétextant à tort ou à raison la situation dans laquelle ils se trouvaient au cours de cette période de confinement. Ils ne sont malheureusement pas les seuls car cet élan a concerné également les secteurs d’activités économiques importants comme l’industrie, les services et les commerces. La Sonelgaz fait aujourd’hui face à des impayés dont le montant est estimé en milliards de dinars. Malgré tout le gouvernement exclut tout relèvement des prix de l’électricité, conscient que les ménages algériens ne pourront pas supporter une telle augmentation. Pourtant la société nationale ne peut éternellement rester dans l’état où elle se trouve. Ce qui a d’ailleurs été observé depuis des années par les exécutifs précédents qui n’ont jamais entamé une réflexion sérieuse ou élaboré une stratégie alternative à ce problème d’adéquation entre les couts de production et le prix de vente du produit normalement dégageant des bénéfices nets devant être réinvestis dans les énergies renouvelables. Pendant des années Sonelgaz a dû sa survie grâce à la rente pétrolière. Aujourd’hui la situation n’est plus pareille. Il faut un plan de sauvetage de ce groupe industriel, un des plus importants du pays. Le nouveau ministre de l’énergie veut s’y atteler en mettant surtout le cap sur les énergies renouvelables. Travaillant actuellement en étroite collaboration avec le ministère nouvellement créé, celui de la transition énergétique dirigé par Chems Eddine Chitour, un féru de l’écologie et des énergies propres les deux ministres de l’actuel gouvernement se concertent régulièrement pour élaborer un plan de sortie de crise pour la société publique mais également opter pour un changement radical dans le prélèvement des sources d’énergie. Ils ont, parait-il moins d’un mois pour arrêter un tel plan qui sera intégré dans celui de la relance de l’économie nationale dont la conférence est prévue les 16 et 17 Aout prochains. C’est surtout le court terme qui préoccupe actuellement le gouvernement. Une seule solution se dégage celle d’accélérer la réalisation de centrales solaires dont certes le coup de production est élevé mais qui sera très vite compensé par le rendement du à cette énergie propre qui se révèlera moins chère dans ses flux domestiques et qui dégagera même des profits pour la société nationale. L’Etat actuellement confronté à un manque d’argent sera donc obligé d’associer la société publique à un ou plusieurs partenaires étrangers spécialisés dans la construction de centrales solaires à travers l’ensemble du territoire national. Dans le moyen terme il est prévu d’équiper le pays d’éoliennes dans les zones où le vent est toujours présent pour faire tourner celles-ci mais également au niveau du littoral. Enfin et c’est du long terme dont il s’agit, l’Algérie veut se lancer dans l’énergie nucléaire en construisant une centrale de forte capacité. Le Sahara décèle dans ses profondeurs une nappe phréatique estimée à des milliards de mètres cube d’eau saumâtre qui a besoin d’être purifiée pour alimenter les grands bacs de refroidissement du réacteur principal. Il faut un investissement global qui dépasse les 30 milliards de dollars. L’Algérie dispose d’un gisement d’uranium suffisant pour être enrichi sous sa forme civile. De point de vue elle est plutôt bien servie. Par contre dans le domaine du fonctionnement d’une telle centrale elle sera obligée de faire appel à un partenaire étranger. Une telle planification de l’énergie à laquelle la sonelgaz sera soumise fera de cette entreprise publique le groupe industriel le plus important avec Sonatrach où des mécanismes de partenariat existent déjà et qui seront renforcés dans l’avenir.

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