L’heure n’est pas à la politique

 

 

Par Fouad Soltani

Le président de la république a reçu dernièrement la délégation d’experts chargés de la révision de l’actuelle constitution. C’est une entrevue d’évaluation mais guère plus. Le texte final soumis par les experts a été remis pour lecture et observation à la classe politique et à la société civile. Certaines formations politiques ont rendu leurs conclusions, une partie de la société civile aussi.Elles ont toutes été retournées au comité d’experts dirigé par Ahmed Laraba qui les a examinées attentivement et apporté des retouches quand celles-ci leur ont semblé pertinentes. Au final tout est donc prêt pour rendre public le texte final qui sera soumis au peuple vers la fin de l’année. Seulement le cœur n’y est pas car la situation économique a pris le dessus sur toute autre considération. Personne n’a aujourd’hui en tête les changements institutionnels promis par le président au lendemain de son investiture et qu’il veut concrétiser quelle que soit la situation. Il se trouve néanmoins que cette pandémie du coronavirus a brouillé toutes les cartes.C’est tout l’agenda des réformes qui est remis en question ? Pour le président il faut aller vite mais sans précipitation. Il s’agit avant tout de remettre le pays sur ses deux pieds. L’un est économique, l’autre est politique. Certes l’un ne va pas sans l’autre en situation normale mais ce n’est pas le cas à l’heure actuelle. L’urgence c’est l’économie et le social et ce pied ne doit pas être gangréné car sans lui on ne pourra pas faire marcher le pays sur une seule jambe, celle des institutions. L’Algérie nouvelle qu’escompte édifier le chef de l’Etat doit se tenir debout. Elle ne peut être unijambiste.

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