L’Algérie a choisi sa voie -Tebboune pour un libéralisme dans une société tournée vers l’avenir

Les résultats du vote qui ont propulsé Abdelmadjid Tebboune à El Mouradia ont révélé que l’Algérie a choisi volontairement et délibérément une voie inédite, celle du libéralisme. Une partie du peuple s’est exprimée clairement en lui donnant sa confiance. En clair c’est le programme économique fixé par le nouveau président qui sera appliqué et rien d’autre. Ce programme est incontestablement d’essence libérale. Il libère le secteur privé de ses angoisses mais en contrepartie celui-ci doit jouer le jeu en innovant dans sa démarche économique et en faisant preuve d’imagination dans ce qu’il entreprend. Il ne s’agit plus de produire pour engranger des bénéfices rapides pour des besoins immédiatement périssables mais de se lancer dans des projets créateurs de richesse et d’emplois. Les événements qu’a connu l’Algérie ces derniers temps ont montré que certains industriels qui se sont accaparé  certaines prérogatives de l’Etat et ils sont connus, se sont durant ces derniers mandats de l’ex président Abdelaziz Bouteflika, substitué peu à peu au secteur public en s’octroyant  la part du lion dans presque toutes les  activités industrielles et se sont rendus nuisibles au pays et dont les principaux acteurs qui ont usé et abusé de la manne financières mise à leur disposition pour générer des profits induments acquis sont actuellement en train de rendre des comptes. La finalité a eu pour conséquence l’emprisonnement de tous ceux qui fussent des capitaines d’industrie durant la mainmise de Said Bouteflika sur tout le pays. Ceci doit-il servir de leçon pour les aventuriers qui doivent se mettre à l’esprit que l’adage,  »un bien mal acquis ne profite jamais », qui venait encore une fois à se vérifier. Cependant, avec la politique énoncée par Abdelmadjid Tebboune et l’équipe gouvernementale actuelle et si elle venait à se concrétiser sur le terrain, les deux secteurs seront placés sur le même pied d’égalité et le secteur public est alors contraint de sortir de sa léthargie en fonction de la nouvelle démarche économique.  Avec un patronat acquis à cette vision avec la suppression du fameux 51/49, le gouvernement aura dorénavant les coudées franches pour mettre en route, à travers des lois, des propositions audacieuses tirées de la situation désastreuse pour ne pas dire catastrophique, qu’a laissé l’ancien régime en s’appuyant sur la manne pétrolière en délaissant tous les autres secteurs toutes activités confondues. A travers une récente réunion du conseil des ministres le Président de la République Abdelmadjid Tebboune avait donné le ton.  L’Algérie doit se tourner résolument vers la relance des autres secteurs dont en particulier l’agriculture dans tous ses segments et le tourisme. Lalégislature actuelle ayant servi l’ancien système permettra en toute évidence à l’exécutif actuel d’accélérer les réformes économiques qui propulseront le pays dans ce qu’il n’a jamais connu auparavant à savoir la relance de l’économie sans s’appuyer sur le secteur des hydrocarbures. Il ne faut pas oublier que jusque-là, L’investissement public a été soutenu par les revenus du pétrole et du gaz,et que la chute des prix de ces deux mannes a bouleversé toutes les tendances et affecté les performances économiques du pays. Selon les orientations du Président de la république, l’intensification de la production des autres secteurs hors hydrocarbures pourrait relancer le développement économique du pays durant les prochaines années. Ceci ne peut se concevoir que par le renforcement du processus de démocratisation et d’amélioration des conditions de vie du citoyen. Le gouvernement Djerrad sera amené à procéder à l’achèvement de tous les programmes de développement des infrastructures socio-économiques en cours de réalisation et qui sont évalué à plusieurs milliards de dollars américains d’où la création de milliers d’emplois direct et indirects. Les chiffres avancés par les institutions financières de l’ère Bouteflika, pour ces projets, s’élèvent à un montant de 262 000 000 000 dollars américains. Le gouvernement Djerrad est aujourd’hui face à un plan de croissance économique établi par l’ancien système en 2016 et adapté pour une période allant jusqu’à 2030 axé sur le secteur privé et une stratégie de stabilisation du Budget, en plus de la charte de PPP (Partenariat Public Privé) élaborée et finalisée prenant ses bases à partir de la tripartite d’Annaba. Djerrad prendra-t-il acte de ces deux projets, ou alors tracera-t-il sa propre stratégie en tenant compte de la pandémie ‘’chômage’’ qui touche une majorité des jeunes algériens en grande partie universitaires détenant des diplômes supérieurs en optant pour des dispositifs loin de toute forme de populisme afin de mettre fin à cet exode illégal ô combien dangereux pour nos jeunes qui risquent leurs vie pour atteindre l’autre rive pensant que la bas le bonheur les attend. Combien sont-ils à en finir avec leurs vies par une mort atroce ? Les derniers statistiques de l’ONS concernant le chômage en Algérie se situent pour l’année 2019 à 11,4 %. C’est énorme ! La politique du Président de la République tendra-t-il à baisser ce taux ? Espérons-le. HK

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