Grève au port de Bejaïa, Reprise imminente des activités

La décision de reprise de l’activité au port de Bejaïa intervient après un jugement du tribunal, survenu jeudi dernier, et déclarant cette grève «illégale», a souligné le président-directeur général de l’Entreprise portuaire de Bejaïa, HalimKasmi.
Les travailleurs du port de Bejaïa, en grève depuis trois semaines, sont sur le point de reprendre l’activité après une réconciliation intervenue, hier, entre le syndicat et la direction générale. «La reprise de l’activité portuaire va prendre effet dès dimanche soir, après les discussions responsables entre toutes les parties et auxquelles a pris part le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, Salim Labatcha», a affirmé, à l’APS, le président-directeur général de l’Entreprise portuaire de Bejaïa, HalimKasmi. Il a expliqué qu’au terme des discussions, il a été convenu, avec des «concessions de part et d’autre», de reprendre le travail en «urgence», d’autant que l’impact de la grève «commence réellement à se faire ressentir».
Le débrayage a généré un manque à gagner de l’ordre de 700 millions de dinars et des surestaries de près de 1,5 million de dollars, a expliqué Kasmi. Il a, en outre, évoqué les effets de la grève sur le moral des importateurs et autres industriels de la région, obligés ainsi soit à dérouter leur cargaison vers les ports limitrophes, soit tout bonnement les renvoyer. Kasmi a cité, à titre d’exemple, Général emballage, leader national du carton ondulé, qui s’est vu contraint de renvoyer à son fournisseur l’équivalent d’un mois de stock de matières premières, après une attente en rade de plusieurs jours de ses bateaux. Hier, 19 navires étaient en attente dans cette limite maritime, avec l’espoir de se faire décharger et traiter dans les meilleurs délais.
La décision de reprise de l’activité au port de Bejaïa intervient après un jugement du tribunal, survenu jeudi dernier, et déclarant cette grève «illégale», a souligné Kasmi. Il a ajouté, néanmoins, que suite à la manifestation, hier, de la bonne volonté de tous et le consensus général concourant à la priorisation de l’intérêt de l’entreprise, il a été décidé d’annuler, en contrepartie, toutes les mesures disciplinaires, judiciaires et financières prises à l’encontre de certains grévistes. Cette réconciliation a, par ailleurs, été assortie d’une autre résolution, celle de privilégier désormais le dialogue lors de tout éventuel conflit ultérieur et éviter à ce que cette expérience douloureuse ne se reproduise.

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