Fonds de financement des start-up,fin prêt dès la semaine prochaine

Yacine El Mahdi Ouali, ministre délégué auprès du premier ministre chargé de l’économie de la connaissance et des start-up a annoncé,hier, lors d’un point de presse que le fonds de financement des start-up sera opérationnel dès la semaine prochaine. C’est indéniablement une bonne nouvelle pour tous ces jeunes ingénieurs informaticiens, sortis des universités du pays et qui ne trouvent pas d’emplois. Ce fonds d’investissement va leur permettre de mettre en route des projets innovants devant stimuler l’économie nationale à travers un vaste réseau de start-up à travers l’ensemble du territoire national. Le ministre précise toutefois que les projets qui serviront de tremplin à ces start-up doivent être avant tout de portée technologique. La préférence sera donnée à tout ce qui concerne la transition énergétique, la biodiversité et la biotechnologie. Cela exclut donc tout projet farfelu comme cela s’est vu avec l’ANSEJ. Il parait d’ores et déjà évident que ceux qui obtiendront des crédits par le biais de ce fonds de financement seront triés sur le volet. Il ne sera donc pas question de financer n’importe quel projet comme le transport, l’évènementiel ou la vente par correspondance. Par contre des projets environnementaux et ceux liés à la facilitation de la production agricole et industrielle seront encouragés par l’octroi de crédits suffisants assortis d’allègement fiscaux. La question de la bureaucratie a été abordée par le ministre « Nous veillerons à ce que les projets soumis à notre approbation ne subissent pas la lenteur administrative que l’on a toujours observée jusqu’ici. Ceux qui prennent en charge les dossiers ne font pas partie des administrations locales. Ils exercent leurs prérogatives à un niveau central, autrement dit au niveau du ministère de la connaissance et des start-up  »a souligné M.Ouali. La promesse du président de faire de l’Algérie un pays de connaissance et d’innovation technologique est donc tenue. Il faut dire que le chef de l’Etat n’a pas cessé un seul instant de mettre ce sujet de l’innovation à l’ordre du jour au cours de tous les conseils des ministres qu’il a présidés depuis son investiture au sommet de l’Etat. Tebboune croit dur comme fer à l’économie de la connaissance et au développement d’un nouveau type d’entreprise à taille réduite comme les start-up avec un élargissement des PME. C’est donc vers un nouveau type d’économie que s’achemine le pays. La ressource existe, c’est le potentiel humain qui est suffisant mais qui n’a jamais été exploité. Il y a aujourd’hui des centaines d’universitaires spécialisés dans l’informatique et des milliers de techniciens qui attendent désespérément qu’on fasse appel à eux mais sans résultat. Beaucoup d’entre eux ont quitté leur pays et exercent leur talent ailleurs, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis. Il en reste encore et fort heureusement un nombre suffisant qui attendent depuis des années que la chance leur sourit enfin. Celle-ci est aujourd’hui au rendez-vous.  L’Etat avec la mesure qu’il vient d’adopter  qui sera mise en place dès la semaine prochaine doit strictement veiller à éliminer tous les obstacles pouvant apparaitre dans la procédure des dépôts de dossiers des porteurs de projets. La communication doit être efficace et rapide pour ôter tout doute ou suspicion car ces jeunes gens en avaient pris pour leur grade toutes ces années perdues pour eux et  pour leur avenir. Toute forme de bureaucratie, aussi bénigne soit –elle doit être combattue avec une rigueur extrême, faute de quoi l’élan de ces jeunes qui veulent tenter leur chance pour devenir les promoteurs d’une économie nouvelle peut être brisé à jamais. Il sera alors très difficile de convaincre et tout pourra redevenir comme avant. Ce qu’il faut impérativement éviter.

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