Les sévères mises en garde du président

 

 

 

La deuxième rencontre gouvernement-walis qui se tient depuis hier au palais des nations (Club des pins), présidée par le chef de l’Etat, en présence du premier ministre a été l’occasion pour le président de la république de remettre les pendules à l’heure. Visiblement contrarié, AbdelmadjidTebboune, n’a pas mâché ses mots. Dans sa ligne de mire certains walis et les responsables locaux. Dressant un constat amer de ce qui a été fait au cours des mois qui ont suivi la première rencontre qui a eu lieu en février dernier, le président a tenu à rappeler qu’une partie du territoire national continue de vivre sous une autre ère , très éloignée du progrès et du mieux vivre des citoyens. Cette Algérie divisée en zones où une partie de la population vit au 21 ème siècle et l’autre au début du siècle dernier n’est pas cette Algérie nouvelle que lui président élu veut bâtir. Celle qui est née du grandiose mouvement populaire la réclamant. Le chef de l’Etat aconstaté le maigre bilan de ce qui a été réalisé depuis la première rencontre de février. Certes a  t-il dit il y a eu la pandémie, mais cela n’excuse aucunement ce retard car certaines wilayas n’enregistrent aucun retard et sont même en avance dans leurs programmes. Pour le président cela prouve l’existence d’une inertie chez un grand nombre de walis et de responsables locaux. Ceux-ci continuent de travailler comme cela se faisait au cours des années passées. Une mentalité enracinée qui n’a pas changé ou si peu. Ce genre de comportement est devenu inadmissible car ceux qui en font les frais et en pâtissent ce sont les citoyens. Continuant sur sa lancée le président de la république a fustigé tous ces responsables locaux qui tiennent encore des discours tenus par ce que l’on désigne sous le vocable de « la bande ». Ils n’ont pas compris que les temps ont changé car le Hirak est passé par là a souligné le chef de l’Etat. « On ne doit plus décevoir les citoyens » a-t-il martelé. Tous ceux qui continuent d’agir comme si rien n’a changé dans ce pays doivent savoir que l’Etat les sanctionnera  et ils devront rendre des comptes sur leurs agissements nuisibles  a encore ajouté le président. Poursuivant son allocution le chef de l’Etat a  déclaré que les responsables locaux à quelque niveau où ils se situent qui ne peuvent pas accomplir la mission qui leur a été désignée par le gouvernement doivent démissionner du poste qu’ils occupent et céder leur place à d’autres responsables compétents. Si malgré tout ils continuent de persister dans leurs attitudes néfastes ils se verront sanctionner. Ce discours clair et dénué d’ambigüités a sidéré les participants à cette rencontre. Manifestement ils ne s’attendaient pas à êtresermonnés aussi sévèrement. Ont–ils pris l’exacte mesure de ce qui vient d’être dit et dont ils sont indéniablement les destinataires ? On le saura les prochains jours ou les prochaines semaines car la rentrée sociale et scolaire c’est dans un  peu plus d’un mois. Le changement  sera ou bien perceptible comme le souhaite le président ou sera encore enfoui dans les méandres de la bureaucratie dont les auteurs sont ces fonctionnaires, qui n’ont jamais su assumer leur rôle d’agents de l’Etat au service de l’intérêt général et continuent de pratiquer un clientélisme qui a la peau dure et dont ils ne peuvent s’en départir. Idem pour ces élus qui appartiennent pour la plupart d’entre eux aux partis de l’ex alliance présidentielle dont ils ont fait allégeance. Depuis la naissance du Hirak les présidents d’APC et d’APW et leurs équipes sont aux abonnés absents. Enfermés dans leurs bureaux ils ne font que discuter en buvant du thé comme ils l’ont toujours fait durant des décennies. C’est aussi à  eux que le président de la république s’est adressé hier. Prendront –ils la mesure de la portée de ce discours présidentiel ou continueront-ils d’hiberner ?

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