Le manque de liquidités perdure

 

A partir du 20 aout et selon les dernières dispositions annoncées par le gouvernent concernant l’agenda de paiement des pensions qui n’est plus soumis aux dates fixes du 24 et du 26 de chaque mois dans les centres de paiement par chèques postaux , les distributeurs automatiques mais également les DAB des banques qui sont mises à contribution, les retraites du mois courant commenceront à être payées. La question que tout le monde ne cesse de poser depuis plus d’un mois est celle-ci : Est-ce qu’il y aura suffisamment de liquidités pour payer ces trois millions de retraités. A l’heure actuelle tout semble indiquer le contraire. Il y a encore de très longues files d’attente devant les agences postales et les banques. Qu’en sera-t-il la semaine prochaine ? Constaterons –nous  encore ces chaines interminables amplifiées par la rémunération mensuelle des retraités qui viendront s’ajouter à celles qui existent encore au quotidien ? On connaitra la réponse les jours prochains. Par ailleurs le montant fixé d’avance de 30 000 dinars fixé arbitrairement par le ministère de la poste n’est pas suffisant pour la majorité des personnes qui ont besoin de plus. Cela ajoute encore et toujours à la confusion qui règne en ce moment .La plupart des détenteurs de comptes CCP sont obligés d’attendre quarante-huit heures pour retirer le restant de leur argent et ils devront connaitre à nouveau la galère des longues files d’attente en espérant que l’argent ne manquera pas et qu’ils devront retourner le jour ou les jours suivants. Cette situation inédite que le pays n’a jamais connue  fait-elle partie de ce complot dressé par les ennemis de l’intérieur que le président de la république vient de dénoncer avec une extrême véhémence ? Tout indique que ce soit le cas car comment interpréter l’existence de cette situation ? Il y a manifestement un blocage à tous les niveaux  qui est en train de s’opérer partout dans le pays et cela ne concerne pas uniquement la poste. L’état-civil est aussi concerné. La moitié des agents abusent volontairement du chômage partiel et restent chez eux. Les antennes communales travaillent aujourd’hui avec la moitié de leurs effectifs et elles sont manifestement débordées par l’afflux des personnes venant comme ils le font en permanence demander une pièce d’état-civil. La plupart d’entre elles doivent, la plupart du temps attendre des heures pour pouvoir retirer leurs papiers. Manque de liquidités, retard dans la délivrance de papiers d’état-civil cette panoplie de mesures contraignantes commence à faire grogner une population qui n’en peut plus de vivre ces lourdes tracasseries et qui demande de plus en plus au gouvernement d’agir en conséquence. N’oublions pas que la rentrée scolaire c’est le 4 octobre prochain et les frais de scolarisation devront être engagés  au plus tard le mois prochain. C’est maintenant ou jamais qu’il faudra régler ces inconvénients devenus insupportables.

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