La « Içaba » tire les ficelles

Les nostalgiques de l’ère Bouteflika sont passés à l’offensive. Cela se voit depuis un certain temps avec ces innombrables blocages que l’on constate de plus en plus à tous les niveaux.  Le manque de liquidités en est l’exemple le plus visible. Mais il y a plus il y a aussi ces multiples tracasseries et lourdeurs administratives qui sont soudainement apparues depuis ces trois derniers mois.

Qui est derrière ce complot qui ne dit pas son nom ?

Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures pour comprendre qu’il existe encore une armada de fonctionnaires et hommes d’affaires qui ont du leurs fortunes colossales avec la bénédiction de l’ancien pouvoir politique. Les deux parties se liguent aujourd’hui pour saboter l’action du gouvernement actuel et mettre à mal les promesses faites par le président Tebboune au peuple, dès son investiture le 13 décembre 2019. Toutes les décisions prises par l’exécutif dont certaines sont destinées à mettre de l’ordre dans le capharnaüm laissé par l’ancienne équipe au pouvoir se heurtent à des lenteurs inexplicables et leur application se trouve sans effets. Ces comploteurs de l’ombre dont certains occupent des positions élevées dans l’administration ont profité de la pandémie et du confinement qui s’en est suivi pour semer la pagaille. Un exemple illustre au mieux leurs agissements, celui de la prime exceptionnelle décidée par le chef de l’Etat pour tout le personnel de la santé sans distinction aucune .Or il se trouve que seulement une partie du personnel soignant a bénéficié de cette prime, l’autre partie attend toujours et n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. C’est là que la manipulation de l’opinion entre en scène en utilisant la rumeur distillée pernicieusement par le bouche à oreille mais également par les réseaux sociaux qui offre à ces comploteurs de l’ombre une tribune idéale. Aujourd’hui une grande partie de la population désespère. C’est l’objectif assigné par ces saboteurs qui veulent que le peuple reprenne la contestation dans la rue. Tebboune l’a parfaitement compris et a dénoncé ces manœuvres abjectes dans ses deux derniers discours prononcés lors de la deuxième rencontre gouvernement-walis. Dans sa deuxième intervention le président de la république en déclarant clairement qu’il soutenait sans réserve les revendications du mouvement populaire du 22 février 2019 vient de briser un tabou qui consistait à se mettre en retrait en se contentant seulement d’observer l’évolution de la rue. Le chef de l’Etat en passant à l’offensive contre cette »içaba » qui a la vie dure en appelle indirectement au soutien du peuple. Son témoignage est éloquent car il  implique aussi bien les ennemis de l’intérieur que ceux qui ont partie liée avec certains pays étrangers qu’il ne cite pas mais dont la majorité des citoyens savent de quels pays  il s’agit car ce n’est pas seulement un mais plusieurs pays qui soutiennent ceux qui étaient aux commandes de l’Algérie de ces vingt dernières années. Dans cette panoplie de comploteurs on trouve également et surement tous les barons de l’informel qui n’ont pas digéré la réduction drastique des importations, principale source de leurs revenus colossaux. Ces parrains de l’économie parallèle qui sont en possession de liquidités qui se chiffrent en centaines de milliards de dinars voire même des milliers appréhendent ce qui se prépare contre eux par le gouvernement qui est en train de réfléchir aux moyens de faire amener cet argent thésaurisé exprès par ces barons . Le projet de paiement en liquidité ne dépassant pas les cinq cent mille dinars est en préparation. S’il se concrétise ç’en est fini du trafic de ces oligarques anonymes dont le nombre est chiffré en milliers. Ces gens là ont donc les meilleures raisons du monde d’en vouloir à Tebboune et au gouvernement. Ils font eux aussi partie de la « Içaba ». C’est donc un front élargi de nostalgiques de l’ère Bouteflika que le président de la république est en train d’affronter. Pour qu’il gagne cette guerre menée contre lui il a besoin du soutien du peuple ; Celui-ci doit l’exprimer de la manière la plus large possible. En clair il faut un second mouvement populaire de l’ampleur du premier sauf que cette fois –ci il sera dirigé contre ceux qui sabotent l’action du chef de l’Etat. Un tel appui est la meilleure réponse attendue par Abdelmadjid Tebboune. Il n’y en a pas d’autre car si le peuple laisse faire tous les espoirs contenus dans les revendications du Hirak ne verront jamais le jour et un retour à la case départ n’est pas du tout exclu.

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