Victime d’un complot, un cadre en appelle au Président de la République

Ce qui est arrivé à M.Saighi Haroun-Rachid est un crime, en bonne et due forme, contre les compétences et les cadres algériens intègres. Son parcours est un exemple type du procédé usité dans beaucoup d’entreprises étatiques à savoir casser du cadre compétent et bien formé pour maintenir la médiocrité et les privilèges au profit d’une certaine caste. Intégré à la fin de l’année 2011 dans l’entreprise ERGR (entreprise régionale du génie rurale, Babors), après avoir faits ses débuts et ses armes dans l’entreprise ERGR AURES, Mr Saigi prend les rênes du projet El Kala au mois d’octobre de 2014. De fait, constatant les dégâts, il entreprend un vaste plan de redressement avec un bilan appréciable et positif, dès la première année, de l’ordre de 36 milliards de Cts de chiffres d’affaires avec 09 milliards de bénéfice net. En 2016, avec la chute drastique des prix du pétrole,  l’état annonce le gel de certains programmes de développement, ce qui oblige l’entreprise à adopter une nouvelle démarche de fonctionnement et de travail. Cette contrainte n’a pas stoppé, outre mesure, le redéploiement du projet d’El Kala au contraire, ce cadre imaginatif et entreprenant a pu décrocher plusieurs contrats avec les APC, le PNEK (parc national d’El Kala), les wilayas de Guelma et Souk-Ahras et d’entamer, en parallèle, une stratégie de diversifications des recettes, par entre autres, la création d’une unité de poterie au niveau de la pépinière de Tonga et l’introduction de la culture de la tomate industrielle et du piment au niveau de la pépinière de Chihani. A fin 2016, ce cadre lésé a été affecté au projet d’Annaba en tant que directeur et ce, sans passation de consignes avec la directrice limogée. Il découvre une hécatombe financière avec un déficit de 40 millions de DA, une gestion aléatoire des deniers publics et des stocks de plants dont les pertes ont été estimées à 08 millions de DA, etc. Il a procédé comme pour le projet d’El Kala, au redressement financier de cette Annexe d’Annaba par l’achèvement des projets  du fonds FNDR des années 2011, 2013,2014 et la mise en place de mécanismes de gestions adéquats et rationnels. Et Voilà que certains perturbateurs montent au créneau et commencent à mettre des bâtons dans les roues de cette entreprise par le biais de certains membres du syndicat et l’ex-directrice du projet. Pire, M. Saighi a été, également, sous la pression du DG de l’ERGER à cause de la nomination d’un directeur à la tête de la pépinière de Chihani parce ce dernier ne dispose des diplômes nécessaires et comme stipulé par la loi. Pire, encore, on lui imposera le directeur en question avec un diplôme falsifié (voir dossier DSA El Tarf et chambre d’agriculture).  En 2016, en apprenant que le PDG a décidé de le mettre à la touche d’une manière indirecte, ce cadre qui vit actuellement, dans des conditions psychologiques intenables, a formulé une demande écrite pour réintégrer son poste initial qui est le projet d’El Kala. Les responsables de l’ERGER ont organisé une véritable cabale à son encontre afin de s’en débarrasser parce que Mr Saighi veut changer de fond en comble les méthodes de gestion de cette entreprise. Et pour ce faire, ils lui colleront, à dessein, plusieurs  affaires dont celle d’harcèlement sexuel à l’encontre d’une  secrétaire du projet d’El Kala et une autre affaire qui est l’œuvre du syndicat qui a demandé, en dernier ressort, son remplacement par une autre personne prétextant le vœux des travailleurs. La pression va crescendo et ses détracteurs  pour le dénigrer, vont envoyer un nombre incalculable de lettre anonymes à toutes les autorités. Responsables, membres syndicaux et coordinateurs des œuvres sociales se ligueront contre ce cadre qui doit quitter, coûte que coûte,  le navire à la dérive  l’« ERGR ».  Le 23 mars 2017, M.Saighi assiste à une réunion ou on lui explique, clairement, qu’il a été rétrogradé de son poste et qu’il occupera, dorénavant, le poste de coordinateur des pépinières. Puis les choses s’accélèrent, vertigineusement, où ce cadre lésé est pressé d’évacuer, sans ménagement, son logement de fonction, sis à la ville d’El Kala. Une pression intense qui s’est soldée, malheureusement, par une rupture de grossesse de sa femme (une grossesse de 06 mois). Son salaire fut bloqué, également et écarté de son poste. Injustement, écarté, parce qu’il dérange des pratiques mafieuses, ce cadre intègre, ingénieur agronome spécialisé dans la gestion forestière,  a envoyé des recours et des requêtes à tous les responsables locaux et nationaux dont le ministre de l’agriculture et du développement rural, en vain. C’est le silence radio. Enfin, il interpelle le président de la République, M.Tebboune afin d’intercéder en sa faveur et de le rétablir dans ses droits légitimes. « Je suis à la disposition des hautes autorités de l’état et je détiens toutes les preuves de ma bonne fois et sur cette cabale orchestrée, savamment et sournoisement, à mon encontre par des personnes qui n’ont ni foi ni loi ». a-t-il conclu avec beaucoup d’espoir en des lendemains nouveaux ou la justice régnera.

N.A

Nota bene

La direction générale de l’ERGR est en droit d’utiliser son droit de réponse dans le cas où cette dernière estime qu’elle serait lésée par les propos de son ex cadre. Notre journaliste n’a fait que reprendre les propos du concerné basés sur des documents en sa possession.

La Rédaction

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