Les effets de l’agonie de l’ANSEJ

L’ANSEJ, organisme préféré de l’ancien régime politique censé créer un tissu économique important spécialement dirigé en direction des jeunes diplômés  pour créer leur propre micro entreprise et baisser ainsi le nombre de chômeurs dans le pays aurait très bien pu fonctionner et atteindre les objectifs assignés au départ. Cela n’a pas été du tout le cas car il y a eu un engouffrement monstre de porteurs de projets qui n’avaient rien de valorisants pour l’économie nationale. 70%  de ces projets n’avaient aucune valeur ajoutée. C’était tout au plus une aide matérialisée sous forme d’équipements qui ne concourraient nullement à l’expansion de l’activité économique. Ainsi il fut octroyé des crédits pour l’achat de voitures destinés à la location, de fourgons pour le transport de marchandises alors qu’il yen avait une profusion, de voitures particulières destinées à devenir des taxis, sachant bien que les acquéreurs de ces véhicules n’avaient pas de licence de taxis et qu’ils devaient payer le loyer de ces licences. Rares étaient les projets susceptibles d’apporter un plus à l’économie nationale. En fait la politique de l’ancien pouvoir consistait beaucoup plus à faire taire la grogne des jeunes en leur accordant des milliards pratiquement sans intérêts et à longue échéance de remboursement. En réalité la majorité des porteurs de projets achetaient par le biais de l’argent public prêté des équipements et du matériel pour les revendre aussitôt après en empochant le montant pour disparaitre aussitôt sans réaliser leurs fameux projets. Les autorités de l’époque laissaient faire mais finirent par comprendre quand les caisses de l’Etat se vidaient à une allure vertigineuse que cette méthode était contre productive mais c’était déjà trop tard. Ces milliards de dinars dépensés ne seront jamais recouvrés par le trésor public. Le mal est tellement profond que la plupart des « anséjistes » ont déclaré hier forfait en déclarant qu’ils ne pourront jamais honorer leurs créances si l’Etat ne leur vient pas en aide. Il se trouve que l’Etat a déjà répondu en mettant fin à l’existence de l’ANSEJ et en remplaçant cet organisme par un autre plus efficace assigné à accorder de l’aide aux jeunes entrepreneurs qui ont des projets entrant dans le cadre du plan de relance qui vient d’être adopté par le gouvernement. Il va sans dire que l’Etat ne peut rien faire pour ces milliers de jeunes qui n’ont pas pu ou voulu valoriser leurs projets pour sortir de la spirale du chômage alors qu’ils avaient largement l’occasion de le faire. Des erreurs d’appréciation d’un dispositif qui ont aujourd’hui des effets désastreux pour ceux qui en ont profité mais qui n’ont pas su les rendre attractifs et profitables. Il y aura un avant et après ANSEJ.

 

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