Une réplique du RPN ?

Un rassemblement  de toutes les forces aspirant au renouveau politique et économique est en train de se constituer. Il a pour appellation » Forces nationales du changement ». Il a été reçu dernièrement par le président de la république. Aussitôt après  cette rencontre il a tenu sa première réunion. Ce n’est pas un parti politique ou une alliance présidentielle du genre qui existait auparavant et dont on connait aujourd’hui les néfastes résultats  mais un front républicain et patriotique rassemblant des militants de partis politiques existants, des représentants de la société civile, des syndicalistes et des personnalités politiques. Cela nous rappelle le RPN (Rassemblement patriotique national) né au lendemain de l’arrivée de Mohamed Boudiaf pour aider le défunt président du Haut comité d’Etat (le HCE) d’abord dans sa mission de réconcilier les Algériens entre eux dans une période marquée par le terrorisme diligenté par le FIS et ensuite mettre fin au climat délétère de la politique de l’époque. Il y a néanmoins une différence et celle-ci est de taille entre ce RPN et ces forces nationales du changement. En effet celles-ci sont allées spontanément offrir leur aide au président Tebboune. Ce qui n’était pas le cas du RPN qui était une initiative de Mohamed Boudiaf qui s’était fait le chantre de ce mouvement populaire. C’est d’ailleurs au cours d’un de ses déplacements à l’intérieur du pays où il réunissait les élites du pays qui représentaient pour le défunt l’alternance qu’il fut assassiné le 29 juin 1992 à Annaba. 28ans après ce drame dont les circonstances n’ont jusqu’à ce jour pas été éclaircies. Après 20 ans passées sous un régime politique qui a récupéré à son avantage les effets de la concorde civile,mettant fin à une guerre civile qui ne s’avouait comme telle la politique ancienne, celle que l’on croyait disparue à jamais reprit ses manœuvres, divisant à nouveau le peuple en clans et clientèles diverses et multiple. Jusqu’à ce 22 février 2019 qui signifia au monde entier le ras le bol exprimé par la majorité de la population et qui donna naissance à un changement salutaire du pouvoir politique. Un pouvoir politique élu démocratiquement qui a aussitôt été confronté à une triple contrainte ; Faiblesse des exportations des hydrocarbures  principales pourvoyeuses de devises, effondrement des prix du baril de pétrole, pandémie du coronavirus et le confinement qui s’en est suivi et enfin la persistance d’une bureaucratie tentaculaire dont on n’arrive toujours pas à identifier l’origine exacte et qui font assimiler celle-ci à un sabotage en règle de toutes les actions décidées par le gouvernement. Ces forces du changement offrent aujourd’hui leur soutien au président de la république qui a besoin de cette aide car il ne veut plus compter sur les partis politiques traditionnels qui ont gravité dans la scène politique pendant vingt ans  sans apporter une once de nouveauté. Le chef de l’Etat qui s’est toujours méfié de la classe politique,y compris l’opposition aspire au renouvellement des forces politiques dynamiques issues du peuple avec lesquelles il pourra travailler pour bâtir cette Algérie nouvelle qui reposera sur la souveraineté populaire et qui aura pour fondement un Etat de droit protecteur des libertés et des droits des citoyens sans distinction de sexe, d’appartenance religieuse ou de langue . Un peuple dirigé par des mécanismes démocratiques fondés sur la transparence et la vérité des actions.

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