Le plan de relance ne doit pas rester lettre morte

Lors du conseil des ministres de dimanche dernier présidé par le chef de l’Etat, ce dernier a, encore une fois, exigé du gouvernement une mobilisation sans faille pour concrétiser le plan de relance issu de la conférence du 18 et du 19 aout dernier. Un impératif absolu, a souligné le président qui exige de la part de chaque ministre des actions concrètes suivies d’effets perceptibles par le citoyen. Tout repose donc sur le gouvernement supervisé par Abdelaziz Djerad.

Le chef de l’Etat a également fait part de son étonnement de voir que le problème du manque de liquidités n’ait toujours pas été résolu et que les citoyens continuent de vivre au quotidien un phénomène auquel ils ne s’attendaient pas du tout. « Je constate qu’il n’y a aucun progrès » a-t-il dit en s’adressant au ministre de la poste. Passant à un autre sujet aussi tracassier pour les citoyens, celui du faible débit de la connexion internet, le président qui est au courant de tout ce qui se passe dans le pays a déclaré, toujours en direction du même ministre qu’il doit au plus vite régler cette question de faible débit car internet est devenu un outil indispensable en matière de la conduite de l’économie. Ce conseil des ministres est donc celui des mises en garde et ceux qui sont concernés par ces lenteurs inexplicables sont évidemment les ministres du gouvernement qui donnent l’impression qu’ils sont dépassés par les évènements. Y aura-t-il un remaniement si l’actuel exécutif ne bouge pas comme le souhaite le président de la république. Tout le laisse croire car chaque jour de perdu accentue le niveau de la crise économique et sociale. La rentrée scolaire c’est dans un mois et celle-ci engage de la part de l’Etat des dépenses supplémentaires liées à l’aménagement des écoles et leur organisation nouvelle due à la pandémie mais aussi la prime de scolarité pour les familles démunies dont le nombre augmente de jour en jour à cause du ralentissement de l’économie nationale et de l’arrêt des activités durant les trois derniers mois. Si le rythme observé ces derniers temps continue le risque d’une grogne sociale d’une ampleur inégalée deviendra réel. C’est ce que ne veut à aucun prix le président qui veut donner un coup de pied dans la fourmilière. Cette indolence et ces comportements dont est victime le service public deviennent intolérables. Le chef de l’Etat sait qu’il est tenu par les promesses faites au peuple algérien au lendemain, de son investiture. Elles ont été répétées à chacune de ses déclarations et il tient par-dessus tout à les concrétiser. Pour y arriver il n’a d’autre choix que de secouer le cocotier et le débarrasser de toutes ses branches qui freinent sa production de fruits nouveaux. La partie n’est pas facile car les obstacles sont multiples. Ils sont le fait des hommes mais aussi à l’organisation désuète d’une administration héritée de l’ère du colonialisme qui ne s’est guère améliorée malgré l’existence de lois et de décrets innombrables promulgués depuis une décennie qui sont restés lettre morte. Il existe une omerta du silence qui fonctionne au niveau des administrations publiques. Il y a aussi un esprit de corps qui lie tous les fonctionnaires  entre eux, se protégeant les uns des autres contre tout ce qui a tendance à mettre fin à l’ordre établi qui est ancré dans les habitudes. Celles-ci sont devenue inconciliables à l’esprit d’un ordre nouveau que le président veut instituer pour protéger les générations actuelles et celles montantes de cette inertie semblable à une malédiction. Pour le président de la république il ne saurait y avoir de fatalité. Celle-ci relève d’un état d’esprit de responsables qui ne pensent qu’à eux-mêmes, à leurs familles et à leurs amis. En traquant ceux-ci grâce à la technologie de communication dont se sont dotés plusieurs pays qui souffraient des mêmes maux, le chef de l’Etat pourra mettre fin  à cette carence persistante devenue dangereuse pour l’avenir.

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