Boukadoum au chevet des maliens

Le ministre algérien des affaires étrangères a fait un voyage express à Bamako. Il voulait se rendre compte de la situation qui existe dans ce pays depuis destitution par une junte militaire de l’ex président de la république qui a été libéré mais qui a renoncé, sous la pression des nouveaux dirigeants à son poste de président. L’Algérie au lendemain du coup d’Etat a fermement condamné celui-ci mais s’est aussitôt rendu compte qu’il ne sert à rien de s’en tenir à une position figée et qu’il fallait avant tout préserver l’intégrité territoriale de ce grand pays du Sahel qui partage une frontière commune avec notre pays. D’autant que 70% du territoire malien échappent au contrôle de l’armée régulière de ce pays où circulent librement des groupes djihadistes d’AQMI et de l’Etat islamique. Par ailleurs la présence militaire française n’arrange pas les choses car les populations de ces zones désertiques voient d’un mauvais œil cette armée étrangère dans leur pays. De plus il y a le problème des Touaregs qui n’a toujours pas été résolu et qui s’ajoute au marasme dans lequel ce pays vit actuellement. L’Algérie qui n’est pas partie prenante dans le combinat franco-africain mis en place par Paris pour sécuriser le Mali reste quand même préoccupée quant à un éventuel dérapage qui rendrait la situation intenable qui pourrait s’étendre aux pays limitrophes comme le Niger et le Tchad voisins de la Libye où stationnent milices, contrebandiers et trafiquants de drogue tentés par le chaos et désirant profiter de celui-ci. Dernièrement le chef d’état-major de l’ANP  a déclaré que l’armée algérienne suit de près l’évolution de la situation et que nos frontières sont entre de bonnes mains.

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