Hôtel El Mountazah-Seraidi – Une section syndicale par procuration

De nos temps les mauvaises habitudes persistent. L’union de wilaya UGTA est, comme l’a dit le général Giap pour l’impérialisme, est un mauvais élève. A l’heure où tout un peuple appelle au changement certains persistent dans leurs comportements irascibles dès qu’ils se sentent quelque peu bousculés dans leurs habitudes. Ce comportement s’explique par le fait que certains éléments devenus d’ex élus depuis fort longtemps continuent encore de se targuer d’être les représentants d’offices et imposés des travailleurs qui, eux ne cessent d’appeler à leur départ. Porter la casquette d’élus est pour certains, pour ne pas dire l’ensemble, est devenue une fonction ou plutôt un outil d’atteinte d’objectifs personnels. C’est le cas du secrétaire général de la section syndicale de l’hôtel El Moutazah de Séraidi dont le mandat est arrivé à terme, et que plus de 80 pour cent de l’effectif de cet établissement dénonce son illégitimité syndicale du fait d’une absence d’élection devant renouveler ledit mandat.  Ce dernier nous a-t-on fait savoir était chef cuisinier à son élection au syndicat puis projeté par enchantement par le biais d’une promotion fulgurante, Sous-directeur … avec un salaire qui dépasse tout entendement. Le salaire de poste dont bénéficie, le concerné, sous toutes réserves, est selon nos interlocuteurs, loin d’être adapté à la personne en question au vu de son ancienne fonction et son niveau d’études. Qui a fait que cette promotion sociale et salariale soit-elle possible ? La réponse à cette question reste l’apanage de la personne qui a formalisé la décision de promotion, car nous a-t-on dit on a perdu un bon cuistot et on a gagné un mauvais sous-directeur. Cette réflexion nous rappelle les principes de Peter. Ainsi donc 31 signataires sur un effectif de 42 travailleurs, d’une pétition en notre possession appellent les responsables concernés à agir selon les textes en vigueur en matière d’exercice du droit syndical. A savoir procéder au renouvellement de la section syndicale de cette  unité hôtelière relevant de l’EGT et permettre ainsi aux travailleurs tel que le préconise le statut général de l’UGTA à savoir  organiser des élections  par le biais du choix libre, direct, à bulletin secret afin de permettre aux travailleurs de mettre en place une section syndicale jouissant de la confiance du collectif et jouer son rôle de représentant élu dûment mandaté. La requête des travailleurs déposée le 7 juillet 2020 au niveau du secrétariat de l’union de wilaya est restée lettre morte. « Nous sommes en train d’agir de manière légale. Le mandat de la section syndicale a pris fin il y a longtemps et des forces occultes tentent de nous imposer des éléments dont nous ne voulons plus. Ces derniers sont en droit de déposer leurs candidatures et tenter leur chance, s’ils sont élus tant mieux pour eux. Sinon d’autres éléments émergeront des urnes et le travail continue dans la sérénité» Nous ont fait savoir nos interlocuteurs qui se sont présenté à notre rédaction. Faut-il encore le rappeler, l’organisation syndicale jouit de toutes les prérogatives quant à son organisation et que nul n’a le droit de s’ingérer dans son fonctionnement syndical tant que celle-ci agit dans le cadre des dispositions légales relatives à l’exercice du droit syndical à savoir que nul ne peut exercer sur les travailleurs des pressions ou menaces allant à l’encontre de l’organisation syndicale et de ses activité dont la situation actuelle que vivent ceux de l’hôtel El Mountazah de Seraidi.

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