Le réalisme d’Abdelmadjid Attar

Le ministre de l’énergie ne va pas quatre chemins en disant que pour que l’Algérie parvienne à réaliser des grands projets de développement porteurs de croissance et de richesse, il faut un baril à 60 dollars. Il avoisine actuellement les 40 s’agissant du Blend et encore la tendance est toujours à la baisse. Le ministre qui est persuadé que les dividendes perçus par la vente de nos hydrocarbures ne seront pas dirigés pour la rente comme cela s’est toujours fait mais  seront consacrés exclusivement pour servir d’assiette financière à la réalisation d’infrastructures dont a besoin le pays souligne que nous avons besoin et pour longtemps de ces hydrocarbures. Il ne faut pas se leurrer ajoute-t-il la transition énergétique qui est inscrite dans le plan de relance de l’économie ne se fera pas du jour au lendemain. Il faut au minimum une quinzaine d’années pour assoir une vrai politique d’énergie autre que celle du pétrole qui fournit actuellement au pays les 90% de son électricité domestique et industrielle. Par ailleurs, souligneM. Attar les pays les plus industrialisés de la planète ont encore besoin de cette énergie fossile qui fait marcher leurs usines.La substitution de celle-ci par une autre plus solaire ou verte mettra un temps considérable. En fait estime le ministre de l’énergie le défi de la transition énergétique est immense et exige des volontés politiques. Or aucun pays du monde actuel qui est certes conscient du problème du réchauffement climatique qui est une réalité dont tout le monde souscrit à cause de l’émanation du CO2 dans l’atmosphère ne pourra changer aussi facilement sa manière de vivre. Il faudra du temps et ce temps tout le monde en a besoin. Ce qui revient à dire que le pétrole a encore de beaux jours devant lui. En ce qui concerne l’Algérie, le ministre de l’énergie estime que nos réserves d’or noir sont en épuisement. Il reste le gaz naturel mais cela ne suffira pas. Il reste la solution du pétrole de schiste dont le pays dispose de réserves immenses et encore inexploitées. Cette solution est envisageable a souligné M. Attar. Elle est prise au sérieux par le gouvernement et lorsque viendra le moment l’Algérie extraira du sous-sol saharien le petrole de schiste. Relatant la lenteur de la mise en vigueur de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, votée par le gouvernement de transition dirigé par Bedoui, le ministre s’indigne contre l’inexistence des textes d’application qui devaient rendre visible cette loi. « Je ne comprends toujours pas pourquoi ces textes au nombre de quarante ne sont toujours pas prêts » a-t-il dit. Ajoutant que sous son impulsion des cadres de son ministère auxquels se sont joint des experts de Sonatrach sont aujourd’hui mobilisés H24 pour y travailler. « Nous avons un problème de bureaucratie terrible dans ce pays et il faut y mettre un terme, le plus tôt possible » a déclaré M. Attar qui ajoute que tout est à refaire à commencer par Sonatrach qui doit retourner à son métier de base qui est l’exploration, la production, le transport et la commercialisation. Elle doit se défaire de ses activités annexes qui ont fini par la desservir a souligné le ministre.

 

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