L’artisanat digital lors du Covid-19-Des artisanes en parlent

Le commerce ou marketing digital, une option très prisée ces derniers temps, a encore enregistré des pics dans son application. L’artisanat digital, si on peut l’appeler ainsi, l’un de ses aspects les plus en vue, connait aussi ses heures de gloire. Coronavirus oblige, les artisans et artisanes se sont davantage rabattus sur la Toile pour vendre leurs produits et pouvoir ainsi, rentabiliser leurs petits investissements et achats de matière première. Aussi, pour ne pas perdre la main, comme on dit, et fidéliser une clientèle qui s’est habituée à leurs objets conçus, fabriqués manuellement pour leur majorité. Une question demeure posée : le recours en force au commerce digital, a-t-il vraiment permis à ses applicateurs de générer des revenus substantiels ? Pour cela, nous avons pris attache avec trois artisanes, qui ont bien voulu y apporter des réponses puisées de leur expérience du terrain. Rayene Deffous, styliste, Fashion designer nous en parle:

« Le Coronavirus a bousculé quelques tendances et habitudes. Premièrement, l’arrêt des études a réduit le contact entre mes clientes et moi. Car ces clientes étaient généralement des étudiantes, qu’elles soient résidentes ou non. Donc, nous nous voyons plus, ce qui fait que les ventes ont connu une baisse. Cela a été davantage compliqué par le fait que pour livrer, les clientes prennent peur du rapprochement induit de la contagion par le Covid-19. Respect de la distanciation sociale et physique oblige, nous avons revu à la baisse les livraisons. Et ce, malgré le fait que nous avions fait une offensive digitale sans précédent. Malheureusement, nous ventes ont baissé. »

Warda Feraguena, née Metiba, fabricante de savon artisanal.

« Pour moi personnellement il n y a pas grand changement en ce qui concerne les ventes. Les gens sont certes intéressés par le savon naturel qu’ils commencent à découvrir. Mais vu le confinement tout le monde a peur de se rencontrer donc les ventes ont un peu diminué par rapport a avant le Covid-19 »

Djamila Bekkour, recycleuse de capsules de café

« Avant le 08 mars 2020, j’avais un calendrier pour plusieurs expositions à Alger, à Bejaia. Hélas, tout a été annulé depuis. Aucune exposition depuis cette date. Pendant le confinement, j’ai profité pour travailler et fabriquer de nouvelles collections. Heureusement que j’avais la matière première, que je me suis procurée avant la fermeture des boutiques due aux restrictions préventives liées au Coronavirus. Pour rester connectée et faire du marketing digital, j’ai rejoint plusieurs groupes artistiques sur Internet. J’ai même mis en ligne créé ma page Tabekourth Art que je suis en train de booster. Comme vous le savez, le E-commerce c’est encore très faible chez nous J’ai toute de même rejoins la plate-forme de vente qui s’appelle Qefza.com, qui assure elle-même la livraison. La vente sur la Toile depuis le Coronavirus, est moins rentable qu’avant. Il faut le dire. Par ailleurs, si voulez mon avis personnel, moi je préfère le contact direct, physique, avec les clients. Et ce, pour tâter leurs réactions par rapport à mes produits, faire des échanges d’expérience, etc. »

 

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