mardi, décembre 7, 2021
ActualitésAlgerie-La rentrée sociale s'annonce avec des défis colossaux

Algerie-La rentrée sociale s’annonce avec des défis colossaux

La crise sanitaire majeure que nous vivons depuis le mois de mars 2020 semble s’acheminer vers son dénouement naturel, au prix d’énormes efforts déployés par la communauté des gens de la Santé et le soutien bien calibré des institutions de l’Etat en charge de ce dossier combien épineux de par ses impacts multiples sur les équilibres de la vie en société en Algérie, comme ailleurs du reste. Le nombre de nouvelles contaminations au coronavirus communiqué par le Ministère de la Santé était de 304, hierà l’horaire rituel de l’exposé quotidien du Dr Fourar, personnalité publique number one de 2020 de par sa visibilité et l’impact sociétal de son message capté dans tous les foyers algériens frappés d’anxiété « covidienne ». Sur fond d’anxiété et d’optimisme mesuré, la rentrée sociale est bien là et elle est particulièrement exigeante cette année vis à vis des gouvernants et gouvernés, tellement les retards accumulés sont impressionnants du point de vue des coûts économiques et sociaux supportés par  notre pays et son économie en particulier. Il faut dire que tout était pratiquement à l’arrêt durant le premier semestre écoulé, l’Etat ayant puisé dans ses ressources devenues rares pour palier au plus pressé, c’est à dire assurer une vie normale à la population, surtout pendant les deux mois de confinement généralisé à l’ensemble du territoire national.Cet épisode tant craint par tous est désormais derrière nous, sans dégâts notables à signaler, sans toutefois sous-estimer le nombre de décès causés par cette maladie pandemique. Aujourd’hui, la rentrée sociale, avec son rôle traditionnel de baromètre social, est là pour nous rappeler les défis colossaux qui nous attendent pour atténuer, un tant soit peu,les effets de la récession économique imposée par l’intrusion brutale de la Covidé 19 dans nos murs,maladie inconnue, pour ne pas dire bizarre, des rites et usages de la Médecine bien installée. Alors pour cette rentrée sociale, nous retrouverons au front de la « normalisation » de la vie en société les candidats aux examens nationaux du BEM et du BAC, dans des atmosphères aseptisées, protocole sanitaire anti Covid oblige ! Pour le pays, la réussite de l’organisation de ces deux épreuves emblématiques est un premier signe prometteur pour le reste.Et ce qui va suivre est encore plus important par ses effets dans la durée, que l’on observe les choses du point de vue institutionnel ou sociétal.Du point de vue institutionnel, il semble que le rendez-vous phare soit donné pour le premier novembre 2020, clin d’œil très suggestif à l’Histoire nationale,   aux Algériennes et Algériens pour aller aux urnes pour un choix binaire du type « Oui «  ou « Non » à la nouvelle Constitution, censée asseoir les règles pérennes d’une Algérie démocratique et sociale, comme l’ont rêvée les valeureux combattants de Novembre 1954. Premier acte de normalisation de la vie du pays, pour rompre avec les « retouches récurrentes » au Texte fondamental, à la taille du « Souverain du Palais » en terre républicaine.Gageons que la raison triomphera pour le bien de tous. Deuxième acte de normalisation, c’est la mise en œuvre rapide et planifiée du plan de relance de l’économie nationale qui en  a assez des replâtrages inspirés par des cercles malveillants et aux visions très sectaires,voire antinationales,sous l’ancien régime.Ce deuxième acte de normalisation de la vie publique est plus que salutaire, à un moment où l’économie algérienne est entrée en récession, l’ONS indiquant déjà une évolution négative du PIB pour le premier trimestre de -2 ,7%. Qu’en sera-t-il de ce bilan négatif à la fin des trois premiers trimestres de cette année fiscale, réellement impactés par la crise sanitaire induite par le Coronavirus ? Wait and see.Le troisième acte, déjà en cours avec ses turpitudes typiquement algériennes, c’est la cohabitation durable avec la Covid 19 et ce qu’elle exige de nous comme discipline sociale pour que nous puissions travailler et vivre normalement.Voilà le fond du débat en société .Et son ciment premier, c’est la confiance entre gouvernants et gouvernés.Que le débat devienne plus audible. L’Algérie y gagnera beaucoup. Pour devenir normale !

Abdelali KERBOUA

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