Malgré l’appel de certains partis politique Il est peu probable que l’APN soit dissoute

Les appels à la dissolution de la chambre basse du parlement se multiplient, suite aux révélations faites par l’ex député du FLN, Baha Tliba et de Skander Ould Abbes, le fils de l’ex secrétaire général de ce parti, emprisonné. Les déclarations les plus virulentes émanent de l’opposition islamiste (MSP et El Adala) et celle des démocrates (RCD et FFS). L’ex parti unique et le RND s’y opposent catégoriquement. La balle est donc aux mains de l’exécutif. Cependant il semble selon l’ordre du jour du conseil des ministres d’hier qui s’est tenu par Visio conférence sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune que le projet de la révision constitutionnelle sera soumis pour débat par les deux chambres du parlement qui se réuniront  ensuite en congrès comme l’usage l’impose pour tout ce qui concerne des sujets d’intérêt national. Cela élimine donc de facto toute option de dissolution de l’APN. En effet bien que cette affaire gène au plus haut point le sommet de l’Etat l’échéance du referendum est trop courte pour s’amuser à dissoudre la chambre basse. Le président a donc pris, sans le déclarer formellement la décision de laisser les évènements suivre leur cours normal. De toute façon, une fois la constitution votée par le peuple et adoptée par lui, le parlement (APN et Sénat) sera naturellement dissout. Ce n’est qu’une affaire de quelques mois car il y aura juste après des législatives anticipées et un nouveau parlement succèdera à celui d’aujourd’hui dont la légitimité est entachée par cette affaire scabreuse révélée au cours d’un procès public.  Selon ce qui se dit dans les coulisses le président va dorénavant légiférer par ordonnance. Ce qui signifie que l’APN sans être dissoute sera contournée et finalement ne servira pas à grand-chose. Certes les lois inscrites dans le programme de sa session d’automne seront examinées, « débattues » puis votées à la majorité absolue, comme c’est toujours le cas mais toutes les décisions qui seront prises par les prochains conseils des ministres passeront outre et prendront vraisemblablement la forme d’ordonnances ou de décrets. Dans ce scandale législatif le FLN perd encore des plumes. Ce parti est déjà très mal en point à cause de sa trésorerie vidée par les prédateurs qui le dirigeaient et surtout à son impopularité croissante qui ne s’est pas démentie depuis que le peuple scandait lors des grandes manifestations populaires de l’année dernière « FLN dégage ». Ce parti ne s’en remettra pas, c’est certain car en plus de sa détestation par la population il y a aussi le fait qu’il avait appelé à voter Mihoubi et cela Tebboune ne le lui pardonnera jamais même s’il n’en a jamais fait la moindre allusion. Quant au RND qui a reçu la plus grande claque de son existence politique lorsque son prétendant à l’élection présidentielle est arrivé quatrième sur les cinq challengers qui se sont présentés à ce scrutin, son sort est déjà connu par les pronostiqueurs. Il fera partie, comme son frère cadet, le FLN, du peloton de queue. En fin de compte il n’y a même pas lieu de parler de dissolution de l’APN, le cours normal des évènements à venir règlera, tel un métronome,la partition politique pensée, réfléchie et dirigée par le président de la république.

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