Révision de la constitution Les précisions du président

Lors du conseil des ministres de dimanche dernier le président de la république a tenu à apporter des précisions concernant le texte constitutionnel qui sera présenté prochainement au parlement avant le scrutin référendaire prévu le 1er novembre prochain. Des expressions clés ont été prononcées par le chef de l’Etat comme « Etat moderne » «  Etat de droit «  « démocratie participative » « séparation des pouvoirs » «  contrôle du parlement » «indépendance et liberté du champ médiatique » « moralisation de la vie publique » et bien d’autres réflexions accompagnant tout ce dispositif constitutionnel. Ce sera donc une nouvelle Algérie qui naitra au lendemain de ce premier novembre 2020 si le peuple dit oui. Une Algérie différente en tout point de vue qui ne ressemblera plus à celle que nous avions connue dès la proclamation de l’indépendance. Le terme tyrannie a été prononcé affirmant ainsi et sans ambages que ce pays a de tout temps été dirigé par des pouvoirs dictatoriaux qui ont fait de l’Algérie leur propriété exclusive sur la base d’un  clanisme et d’un clientélisme outrancier, ne permettant aux citoyens que le strict minimum. Ce ne sera plus pareil dans cette Algérie de demain où l’égalité des chances pour tout citoyen ne sera pas un propos vain mais une réalité constante. Où le justiciable recouvrera ses droits sans influence  ni pression. Cette Algérie des libertés et de l’alternance du pouvoir assoira définitivement la souveraineté du peuple sur les institutions de cette république nouvelle qui ne sera pas une deuxième car parler de deuxième république c’est adopter une autre méthode, celle d’une constituante, complètement différente de celle choisie par le président de la république, un rêve entretenu par les partis dits de l’alternance démocratique qui viennent de se prononcer pour le rejet du référendum. Concernant le vote le chef de l’Etat  a donné l’assurance de sa totale transparence. Il a été confié à l’ANIE dont l’institution sera pérenne et constitutionnalisée. Au sujet des constantes de la nation le président a réaffirmé leur maintien concernant  l’identité amazighe du peuple algérien, ses langues nationales et officielles que sont l’Arabe et le Tamazight  ainsi que la religion du peuple qui est l’Islam sauvegardée et protégée des dérives par l’Etat  qui est son principal garant. Ainsi en récapitulant et en analysant toutes ces précisions apportées par le premier magistrat du pays nous nous rendons compte que le consensus et le compromis ont prévalu. Le comité d’experts chargé de cette révision constitutionnelle a répondu aux principales revendications exprimées par le Hirak mais a aussi jeté les bases d’’un Etat fort basé sur la solidarité nationale sans exclusion aucune. Il a également écarté tous les germes de l’extrémisme qui soit religieux ou laïc, évitant ainsi tout ce qui concoure à la division sur une base raciale, sexuelle ou religieuse. Une Algérie résolument tournée vers la modernité et l’universalisme seuls capables de propulser le pays et les générations futures sur le podium des nations émergentes. Ainsi une place très importante est accordée aux jeunes dont le président leur demande de s’investir pleinement dans le champ politique et dans la société civile afin que le concept nouveau de démocratie participative trouve son vrai sens à travers une mouvance générationnelle qui épouse l’air de son temps. Ces précisions du président concernant le futur du pays viennent à point nommé au moment où une crise économique sévère frappe le pays. Un pays qui a un besoin impérieux de stabilité politique et institutionnelle car sans une telle stabilité tout ce qui a été envisagé par l’Etat sur le plan économique à l’instar du plan de relance de l’économie nationale ne pourra se réaliser. Lorsque chacun sera à sa place et saura ce qu’il doit faire, toute improvisation sera alors bannie. Il est évident que le texte de cette constitution profondément amendée ne conviendra pas à tout le monde. A commencer par les nostalgiques des anciennes ères qui trouvaient leur compte et ont réussi à édifier d’immenses fortunes sur le dos du peuple en bannissant de leur pensée égoïste et égocentrique toute notion d’intérêt général, de patriotisme et de solidarité agissante. Le rouleau compresseur commencera à fonctionner au lendemain de la promulgation de cette constitution qui consacrera l’Algérie nouvelle.

 

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