mardi, décembre 7, 2021
ActualitésLes principaux ports d’Algérie fonctionnent au ralenti

Les principaux ports d’Algérie fonctionnent au ralenti

La pandémie et ses conséquences sur l’activité économique du pays ont considérablement ralenti l’activité portuaire des quatre grands ports du pays, à savoir Alger, Oran, Annaba et Bejaia. Les ports d’Arzew   de Skikda et de Dljenden grâce à leurs activités spécifiques liés à l’acheminement du pétrole et du gaz vers les pays de la rive nord de la Méditerranée, pour les deux premières cités et à la sidérurgie pour le troisième continuent de fonctionner quasi normalement mais leur activité est loin d’être celle qui existait auparavant.  Il n’y a pas que le coronavirus et ses effets de confinement qui sont la cause de ce ralentissement. Il y a aussi la baisse assez conséquente des importations. D’habitude les porte- conteneurs attendaient patiemment leur tour pour entrer dans les ports commerciaux du pays. Aujourd’hui ces bateaux se comptent sur les doigts de la main. Le port d’Annaba en est l’exemple le plus illustratif. La plupart des grues sont à l’arrêt et les grutiers sont en chômage partiel. Ce constat des ports prouve que le pays vit économiquement au ralenti et cela va certainement durer un bon bout de temps en ce qui concerne l’Algérie car même si la pandémie du covid est éradiquée grâce à la découverte d’un vaccin, prévu le printemps de l’année prochaine et que la plupart des pays du monde reprennent leurs activités à temps plein,l’Algérie,quant à elle, poursuivra sa politique de limitation des importations à cause du faible niveau de ses ressources financières en devises et de la faiblesse des exportations quasiment inexistantes des exportations hors hydrocarbures. Le plan de relance économique que le gouvernement est en train de mettre en place fait l’impasse sur le sujet. Il est résolument tourné vers le développement des ressources internes et de la transformation de tout ce qui est à l’état brut par une industrie qui reste à créer. Cela demandera du temps mais pour le gouvernement c’est la seule solution en attendant que le pays reprenne le rythme de ses exportations d’hydrocarbures qui procureront au pays les dollars dont il a besoin pour lancer des grands projets structurants destinés à élever le pays en termes de croissance soutenue. En attendant l’activité import-export du pays fonctionne au minimum, ce qui a fortement chagriné les barons de l’informel lesquels en cette période de l’année ont l’habitude d’importer tout et n’importe quoi de Chine des produits qui existent dans le pays mais qui ne sont pas demandés en termes de consommation à cause des prix considérés plus chers que ceux importés massivement de l’Asie et de Turquie et qui font la joie des budgets modestes. C’est le cas notamment des fournitures scolaires, allant du sac à dos au simple stylo à bille. D’habitude à l’approche de la rentrée scolaire les trottoirs des villes sont inondés de ces produits de qualité douteuse mais à prix défiant toute concurrence. Cette année les parents d’élèves vont devoir se contenter de produits locaux et le prix de ceux-ci sera inévitablement plus élevé mais ont-ils le choix ? Ce sera le cas pendant plusieurs années jusqu’à ce que la production prenne la relève et mette à la disposition de la population des quantités de biens suffisantes auxquelles sera adjointe la qualité.

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