Les larmes de crocodile de Djamel Ould Abbes

L’ex secrétaire général du FLN s’est livré au cours de son procès pour détournement d’argent public qui s’est ouvert hier au tribunal de Sidi M’Hamed à une démonstration théâtrale qui a fait rire sous cape, le public, qui assistait à cette première audience. En effet le prévenu a non seulement nié tout ce que le président du tribunal lui reprochait en égrenant les faits édictés dans l’acte d’accusation mais il s’est soudain mis à larmoyer en proclamant qu’il était innocent et un homme intègre et absolument irréprochable et que, cerise sur le gâteau, il n’a même pas été destinataire d’un logement comme en ont bénéficié tous les responsables de ce pays. Cette déclaration qui n’avait aucun lien avec les questions posées par le magistrat a soulevé des commentaires feutrés au sein de la salle d’audience. On peut s’imaginer ce que les gens disaient tout bas. Sans doute disaient-ils que M.Ould Abbes n’avait pas besoin d’un logement puisqu’il possédait des villas et quelles villas ! Revenons cependant au déroulement de ce procès qui prenait comme nous l’avons dit une forme pathétique alors que les faits reprochés à l’accusé sont graves. Lorsque le juge lui demandait de quelle manière ont été détournés des fonds destinés au département de la solidarité nationale au profit d’associations qui n’ont jamais existé ainsi que des équipements (ordinateurs) que devaient acquérir des communes déshéritées du pays, Djamel Abbes déclara qu’il ignorait tout de cette affaire . Pourtant lui rétorque le magistrat les chèques pour l’achat de ces équipements portaient sa signature. Le prévenu dit qu’il signait souvent des chèques sans voir et que c’est l’ex premier ministre, Abdelmalek Sellal qui avait vent de tout. Pauvre Sellal ! Beaucoup d’accusés qui s’étaient présentés à la barre au cours de ces derniers procès lui mettaient tout sur le dos. Ces négations obstinées de Djamel Ould Abbes rendent difficiles l’argumentaire des avocats de la défense. Les preuves de son implication sont suffisantes pour l’incriminer. Le procureur de la république se fera une joie d’enfoncer ce prévenu. Il n’aura aucune peine à convaincre le juge lorsqu’il fera son réquisitoire. Il ne restera à la défense que plaider l’âge avancé de l’accusé en demandant un allègement de la peine qui sera prononcée dans le verdict.

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