Constitution-Fatiha Benabou revient à la charge

La constitutionnaliste Fatiha Benabou qui intervient régulièrement pour donner son point de vue sur tout ce qui concerne la constitution s’est à nouveau exprimée en émettant des réserves sur le contenu de la loi fondamentale révisée par le comité d’experts choisi par le président de la république et dont elle était exclue. Pour elle cette nouvelle mouture est « obèse », selon ses propres mots. Selon cette constitutionnaliste que l’ex pouvoir appréciait car elle était une des principales initiatrices de la constitution en vigueur, le texte profondément remanié par l’équipe de Araba comporte trop de détails. C’est ainsi, selon elle, on n’arrive pas à comprendre la différence qui existe entre un premier ministre et un chef de gouvernement. Pour Fatiha Benabou c’est blanc bonnet bonnet blanc. C’est là où elle se trompe car la constitution révisée distingue bien les deux notions. Le premier ministre est nommé à ce titre quand il se dégage une majorité présidentielle au parlement. Un chef de gouvernement, par contre, est désigné comme tel si un parti à l’APN qui n’appartient pas à une coalition politique emporte une majorité des sièges. Il est alors choisi par le président de la république pour être à la tête du gouvernement qu’il est chargé de former. Cette synthèse intelligente d’un régime présidentiel et d’un régime parlementaire n’est pas du gout de la constitutionnaliste. Selon elle cela créerait de la confusion. Pour Fatiha Benabou qui s’est déjà exprimée sur la constitution au temps de la période de transition dirigée par Bensalah et Bedoui la loi fondamentale en vigueur, celle désirée par l’ex président est bonne et qu’il ne fallait rien changer de ses fondamentaux. On sent bien dans de tels propos que cette constitutionnaliste  une nostalgie des temps passés où l’opacité avait force de loi. En un sens Fatiha Benabou représente tout ce que Tebboune ne veut plus entendre parler car si on écoutait cette dame toutes les revendications exprimées par le mouvement populaire du 22 février 2019 n’ont aucun sens et que ce qui s’était passé durant des mois devrait passer aux oubliettes. En réalité tout le monde a compris que la constitutionnaliste Fatiha Benabou n’est que la porte parole d’une pensée résolument exclue dans cette Algérie nouvelle qui émergera de la nouvelle constitution.

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