Constitution-Quelle mouche a piqué Bengrina ?

 L’ex candidat à la présidentielle du 12 décembre 2019, Abdelkader Bengrina, qui est arrivé deuxième dans le classement avec plus de vingt pour cent des suffrages exprimés et qui après sa « victoire » sur les autres challengers, s’était déclaré satisfait de son score et avait déclaré ne plus faire de la politique en cédant sa place de secrétaire général du parti qu’il dirigeait « El Bina ». Le voila qu’il revient sur la scène politique en déclarant, après avoir lu le projet de la nouvelle constitution, qu’il était contre le maintien de l’article quatre de la constitution remaniée qui stipule que l’Amazigh est une langue nationale et officielle au même titre que la langue arabe. Pour Béngrina dont la radicalité religieuse n’est un secret pour personne l’usage de la langue parlée par des millions d’Algériens ne doit pas être identique à celui utilisé par le saint coran. Bengrina enfreint par une telle déclaration  le consensus admis par les partis politiques de la mouvance islamiste celui de ne pas faire référence à la religion dans la pratique politique. Il se met donc en position d’hors la loi. De toute façon que représente Bengrina aujourd’hui et spécialement dans cette Algérie nouvelle qui est en train de se mettre en place ? Rien. On ne retiendra de cet homme que sa capacité à remettre en question  toute forme de progrès et de modernité partagée aujourd’hui par l’immensité du peuple algérien.    

 

 

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