Investissement en tourisme de santé-L’urgence de se lancer

L’adaptabilité est une qualité humaine. Le coronavirus (Covid-19) et l’annonce imminente d’autres épidémies ou pandémies mondiales devaient inciter les opérateurs touristiques à repenser leurs modes d’investissements. Et aux pouvoirs publics de redéfinir leurs stratégies en la matière et à les renforcer par une assise juridique et réglementaire. Donc, un mal est souvent nécessaire, coronavirus vient d’en donner la preuve. Surtout que cet été et son décor planté en saison estivale est un revers de la médaille pour les établissements hôteliers, les gestionnaires des parcelles de plages concédées aux privés, les chefs des camps de vacances et autres. La cause comme connu en est relative à la désertion attendue de leurs structures et du non-afflux ruinant causé par les règles de distanciation sociale et physique, et de l’application des mesures préventives liées au Covid-19.

Les opérateurs économiques versés dans le tourisme ne devaient-ils pas annexer à leurs établissements hôteliers des pavillons ou l’élément santé est prépondérant ?

Des pavillons ou loisirs, air de repos, prise en charge médicale sont en harmonie complémentaire.  Certes, des SPA et des salles fitness font, depuis quelques années, partie intégrante des hôtels, mais cela ne suffit pas sur le plan strictement médical. Ces ingrédients cités sont plutôt de détente et de défoulement. En cette période de coronavirus, l’action indiquée est, à notre humble avis, de doter les édifices en matériel détectant ou en moyens préservateurs, permettant d’atténuer de l’ampleur de cette pandémie ou d’en connaitre ceux parmi les visiteurs pouvant être catalogués ‘’porteurs sains’’. Pour les nouveaux investissements hôteliers, n’est-il pas judicieux d’inclure dorénavant cet arsenal matériel, le mieux par recommandation ou instruction du ministère du Tourisme et de l’Artisanat (MTA)? On peut également élaborer des clauses dans le cahier de charges, stipulant aux opérateurs économiques de construire des édifices touristiques comportant ce genre de sous-structures. Déjà, l’absence de simples afférents liés aux premiers soins a, à maintes reprises, été relevée. Alors que même au niveau des plages accordées aux concessionnaires privés, une infirmerie qui devait être mise à la disposition des plagistes, a rarement, pour ne pas dire jamais existé. C’est dire que la santé s’est toujours vue accorder un intérêt de la part des pouvoirs publics, sachant qu’elle est tout simplement un droit légal et légitime des citoyens. L’incitation au tourisme de santé pourra voir le jour à la faveur de la coordination entre le MTA et celui de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH), et pourquoi pas, sous l’égide du Premier ministère et aussi le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et l’Aménagement du territoire (MICLAT). Car l’objectif est de concrétiser cette mission dans une approche territoriale, dont le dernier département cité en fait l’une de ses raisons d’être. Mais aussi, de préserver des investissements générateurs de richesse et pourvoyeurs d’emploi. La finalité étant bien sûr de consolider un secteur, le tourisme, considéré, à tort ou à raison, comme l’une des alternatives aux ressources hydrocarbures. Et comme un déclencheur de la productivité dans beaucoup de secteurs, car le facteur détente permet aux employeurs de bien se ressourcer quand ils retournent au boulot. Car une population en bonne santé, est conséquemment, plus productive. On oublie souvent ce détail.

 

 

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