Austérité oblige-Il faut produire avec l’existant tout en le valorisant

Le premier ministre, Abdelaziz Djerrad a donné le ton, lors de sa visite au complexe sidérurgique d’El Hadjar pour donner une instruction ferme consistant à se débrouiller dorénavant sans recourir à toute forme de financement pour importer des équipements devant remplacer ceux devenus inutilisables. C’est ainsi qu’il a ordonné le démembrement du haut fourneau numéro un de récupérer tout ce qui peut l’être permettant ainsi le recyclage de certaines pièces devant servir lorsque le besoin s’en fera sentir. Par ailleurs la ferraille de cet ensemble construit en 1968 servira à remplacer le minerai pendant une période de six mois. Cette façon d’opérer est inédite en Algérie. Elle sera étendue à d’autres usines dont les équipements connaissent l’usure. L’heure a sonné pour limiter toute dépense si celle-ci peut être évitée. Jusqu’ici on se contentait d’attendre une quelconque aide financière de l’Etat qui venait au secours du secteur industriel public. La production ralentissait forcément. C’est pour cette raison que ce secteur n’arrivait toujours pas à décoller. On se demande d’ailleurs  pourquoi les managers à la tête de ces innombrables EPE n’aient pas pensé en temps voulu  à récupérer des pièces d’équipements ne servant plus à grand-chose pour les transférer vers un autre usage et innover dans la recherche des moyens devant servir à leur réutilisation dans le cadre d’un autre projet. Le mérite revient donc à l’actuel gouvernement d’y avoir pensé à temps. Cela donne, en même temps, à celui-ci à réfléchir sur la manière de conduire une politique d’austérité intelligente qui laissera davantage place à l’innovation à partir des ressources et des équipements existants. Ce qui veut dire qu’il faut d’ores et déjà penser au remplacement pratiquement tous les staffs directionnels des entreprises publiques. Il est évident que la plupart des managers des EPE ont suffisamment donné la preuve de leur incapacité à diriger leurs entreprises. Leurs staffs sont dans le même état d’esprit. Ils se contentaient d’attendre les ordres au lieu d’intervenir avec les moyens du bord pour augmenter la productivité. Cette forme de management totalement fonctionnarisée n’a plus de mise aujourd’hui avec la mise en place du plan de relance économique qui fait la part belle aux ressources existantes. Une nouveau management utilisant l’intelligence artificielle comme un support  indispensable utilisant les algorithmes pour ce genre d’opérations  de régénération des ressources transformées pour redonner à la production des capacités enterrées depuis de nombreuses années. Il faut impérativement rajeunir le management de ces EPE en détresse. Il se trouve que le pays dispose d’un réservoir important de diplômés d’universités qui pensent autrement et qui ont un sens de l’innovation quasiment inné en eux. C’est  vers eux qu’il faut résolument se tourner pour sortir de cette impasse. Il faut se faire définitivement à l’idée que le monde ancien, celui qui s’appuyait sur la rente pétrolière et gazière est fini. Un autre, celui de la réflexion constamment renouvelée et s’adaptant au terrain de l’économie doit le remplacer. C’est cela l’Algérie nouvelle à laquelle pense sans arrêt le président de la république qui en parle sans arrêt depuis son investiture à la tête de l’Etat. Une pensée économique nouvelle au service d’une économie nouvelle basée sur le compter sur soi et uniquement cela.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *