Université algérienne-L’enseignement à distance choix de l’avenir

Abdelbaki Benziane, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a fait part de son choix de l’enseignement à distance au sein des universités algériennes. « C’est  le choix de la modernité » a-t-il souligné, d’autant plus a-t-il ajouté les enseignants et les étudiants sont d’accord pour que cette nouvelle manière d’enseigner soit élargie dans tout le pays.

Les étudiants ont en effet prouvé lors du confinement qu’ils étaient capables de se prendre en charge et trouvent même que l’enseignement à distance est une méthode qui contribue largement à l’extension du savoir dans tous les domaines. Plus que cela, elle permet une plus grande ouverture d’esprit et un espace de réflexion qui n’existe pas dans l’enseignement classique. De plus soulignent les intéressés le problème d’une participation assidue aux cours magistraux qui a toujours été un handicap majeur pour les étudiants à cause des horaires précis et du transport ne le sera plus car à partir de chez soi ou d’un cybercafé l’étudiant participe pleinement à ces cours alors qu’auparavant il courait après ceux qui avaient la chance d’être présents dans les amphithéâtres pour leur demander une copie du cours en question. Reste le problème des travaux dirigés. Là les étudiants sont obligés d’y assister car la communication faite de l’enseignant suivie de toutes les explications est nécessaire à la compréhension de l’étudiant. Cette coupure de la poire en deux (cours magistraux à distance et participation physique aux TD) représente la solution d’avenir. Beaucoup de pays l’ont adopté récemment et le résultat est spectaculaire en termes de performance. L’Algérie ne peut et ne doit pas rester à la traine. C’est en ce sens que le ministre de l’enseignement supérieur ne cesse d’insister sur la faisabilité d’une plate forme numérique capable de dispenser les cours à distance. Coté enseignant les avis sont unanimes. Oui disent-ils nous sommes pour cette méthode d’enseignement. Il y a donc un consensus. Il ne reste que l’applicabilité. Celle-ci est néanmoins tributaire de la connexion internet et surtout du débit. Il faut impérativement que la logistique suive car avec un faible débit et des coupures fréquentes de connexion l’enseignement à distance se révèlera être un vœu pieux. Algérie Télécom doit secouer sa légendaire torpeur et saisir à bras le corps du problème d’élévation du débit et mettre fin, une fois pour toutes aux coupures récurrentes. Le changement à la tête de cette entreprise publique répond peut –être à cette demande incessante des internautes et parmi eux en tête de liste les étudiants. Il reste également un problème et non des moindres à résoudre et au plus tôt , celui de la mise à disposition des étudiants parmi les plus démunis car il en existe et ils sont malheureusement plus nombreux qu’on ne le croit de tablettes ou de smartphones devant être payés à un prix modique ou carrément livrés gratuitement aux étudiants qui n’ont aucun moyen pour vivre. L’Etat doit à ce propos intervenir et à prendre en charge cette question car il ne saurait y avoir deux poids deux mesures  Il ne peut exister deux classes d’étudiants, ceux qui ont les moyens et qui s’en sortiront et ceux qui n’ont aucun sou en poche et qui se retrouveront à la marge. L’égalité des chances telle que proclamée dans la constitution révisée est à ce prix.

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