Détournements et transferts d’argent vers l’étranger-Ces milliards de dollars perdus par l’Algérie

Il ne fait à présent aucun doute que des dizaines de milliards de dollars ont été détournés pour des usages frauduleux sous le règne de Bouteflika. Il sera difficile pour le pouvoir actuel de trouver leur trace. Malgré les procès d’anciens ministres dont les deux ex premiers ministres la justice n’est pas arrivée à mettre des noms ni d’établir avec la précision voulue les sommes détournées ou transférées ailleurs.

Certains experts financiers ont cité le chiffre de 70 milliards de dollars partis en fumée mais selon eux il ne s’agit là que d’une somme des préjudices causés à l’économie nationale. En clair c’est l’arbre qui cache la fôret. En réalité le chiffre de cet argent public destiné à faire sortir le pays de la dépendance aux hydrocarbures serait nettement supérieur. Il ne faut pas oublier que lors de la montée graduelle des prix du pétrole dès le début de l’an 2000 qui correspond à la période où Bouteflika avait été élu président de la république le matelas de devises ne cessait de gonfler grâce aux dividendes procurés par la rente pétrolière et gazière. Un plafond de 900 milliards de dollars a été atteint. Or lorsque les prix du baril ont commencé à baisser dès 2014 il n’y avait que 200 milliards de dollars. Où sont donc passés les 700 milliards restants ? D’aucuns affirment qu’ils ont financé des projets infrastructurels importants, la construction de 2 millions de logements, donné un coup de pouce au pouvoir d’achat par une augmentation généralisée des salaires et des pensions de retraite passant du simple au triple. Pourtant estiment des experts financiers la comptabilité publique fait état d’un cout de dépenses chiffré à deux cent milliards de dollars. Donc si on fait le compte il ya dans la nature 500 milliards de dollars dont on ne trouve aucune trace. Où sont–ils donc passés ? Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures pour deviner qu’ils ont été distribués gracieusement sous forme de crédits bancaires non comptabilisés à ces oligarques dont la plupart d’entre eux sont actuellement en prison qui ont bénéficié de complicités au plus haut niveau de l’Etat à commencer par les premiers ministres, ministres mais également de hauts fonctionnaires à la tête d’administrations centrales et des chefs d’établissements financiers publics. Cela fait énormément de monde. Tout ce beau monde a eu sa part du gâteau Algérie au cours de ces vingt dernières années. Toutes les enquêtes diligentées à partir du moment où l’ex président jeta l’éponge n’ont pas suffi à percer le mystère de ces sommes de milliards disparues. Elles ont certainement pris la destination de l’étranger grâce au transfert illicite largement toléré durant la période Bouteflika. Citons à titre d’exemple avéré le cas d’Ali Haddad qui a un bureau d’affaires à Paris dirigé par une conseillère. Un bureau qui existe toujours et qui fait fructifier les affaires de l’ex président du FCE. Des affaires domiciliées en Espagne  et aux Etats–Unis. En Espagne  grâce à cet hôtel cinq étoiles acheté il y a quelques années à Barcelone dont la propriété ne peut être saisie car elle avait été acquise réglementairement avec un argent transféré autorisé par l’Etat algérien. Quant aux affaires américaines de l’ex président du FCE personne n’a le droit d’y toucher car l’Algérie n’a signé aucune convention en ce sens avec les Etats-Unis. Il n’y a pas que Haddad, il ya aussi Bouchouareb, l’ex ministre de l’industrie en fuite et qu’on ne parvient pas à localiser. Lui aussi en a profité et a placé son argent en devises quelque part en Europe, certainement pas en France car l’ex ministre sait que ce pays pourrait le lâcher. Combien sont–ils ces hommes d’affaires, ministres, et hauts fonctionnaires de l’Etat qui sont dans ce cas ? La question ne trouvera vraisemblablement pas de réponse du moins celle que le pays pourra un jour récupérer ces milliards de dollars transférés ailleurs.

 

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