Le point de vue de Hamrouche sur la constitution-L’ex chef de gouvernement tourne autour du pot

Comme il le fait lorsqu’une occasion se présente, Mouloud Hamrouche, cet ex chef de gouvernement qui se tient toujours en réserve, intervient publiquement pour donner son avis. Il vient de le faire en dissertant dans une tribune  écrite dans son journal préféré « El Watan » sur le projet de constitution qui sera soumis au vote populaire le 1er novembre prochain.

Comme à son habitude l’ex chef de gouvernement sous Chadli Bendjedid  à qui l’on doit la reconnaissance du FIS comme parti politique ce qui a entrainé le pays dans une guerre civile qui a causé la mort de plus de cent mille morts et autant de blessés sans parler des destruction des biens publics s’est laissé entrainer dans une diatribe pour non pas donner son avis sur cette révision constitutionnelle mais en se lançant dans une sorte de cours magistral sur ce que doit être une constitution. En lisant cette contribution écrie de M.Hamrouche on reste sur sa faim. En fait l’ex responsable politique qui intervient épisodiquement tourne autour du pot. Il ne dit pas par exemple ce qui lui plait dans cette nouvelle loi fondamentale ou ce qui lui déplait. On attendait le moindre mot qui donnerait à penser que cet ex chef de gouvernement approuve ou pas le contenu du texte. Il n’y en a pas un. En fait la tribune  de M. Hamrouche  n’est qu’un chapiteau à l’intérieur duquel il y aurait des places vides. Son appréciation de ce que doit être une constitution a déjà été donnée par des juristes spécialisés en droit constitutionnel et particulièrement pas l’équipe d’experts dirigée par Ahmed Laraba qui sont au demeurant beaucoup plus calés que lui. Qu’importe aux Algériens de savoir comment doit être élaborée une constitution ? Ce qu’ils veulent avant tout c’est que les intellectuels et les hommes politiques de toutes tendances confondues livrent leurs impressions sur le contenu du texte et non pas sur son armature. A y voir de près, Mouloud Hamrouche qui jouit d’une grande aura parmi le personnel politique d’hier  beaucoup moins  de celui d’aujourd’hui a toujours tergiversé et rares sont ceux qui ont su cerner avec la précision qu’il faut sa pensée politique. Est-il un héritier de ce nationalisme prôné en son temps par le défunt président  Boumediene dont il était un des plus proches ? Où est –il un démocrate à la manière algérienne qui accepte tout et son contraire ? On ne le sait pas car l’homme en question donne l’image du sphinx qui posait des questions à tout passant qui le contemplait mais qui n’acceptait pas les réponses qu’on lui donnait.

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