La sulfureuse madame Maya-Une prédatrice en plus

Personne jusqu’à une date récente n’a entendu parler de cette énigmatique femme qui se fait appeler madame Maya. Elle prétend être la fille non déclarée de l’ex président de la république. Elle s’appelle en réalité Nachimachi Zoulikha Chafika. Maya n’est qu’un pseudonyme dont elle s’est allègrement servi au cours de la présidence de Bouteflika.

La justice s’est saisie du dossier et cette madame Maya est aujourd’hui poursuivie pour des faits graves comme le blanchiment d’argent  dans le cadre d’une association criminelle organisée, de complicité dans l’abus de fonction de fonctionnaires et de corruption. Cette « femme d’affaires » utilisait sa pseudo parenté avec l’ex chef de l’Etat pour embobiner tous ceux avec lesquels elle traitait. Le plus étrange dans cette affaire, laquelle n’en doutons pas va révéler bien d’autres secrets c’est que comment l’ex président ou son frère qui a pris la relève de l’activité présidentielle ne sont jamais intervenus pour démentir cette pseudo parenté avec le clan présidentiel. Connaissant l’ex président toute imposture se prévalant de son identité aurait été sanctionnée sur le champ. Sauf que cela n’a pas été le cas. C’est finalement cela qui est troublant. Cela signifie qu’il y a anguille sous roche et qu’il n’y a pas de fumée sans feu. L’enquête approfondie permettra de clarifier la nature exacte de cette femme qui a réussi en un temps record à s’approprier de biens mobiliers et immobiliers dont l’estimation réelle dépasse l’entendement. Madame Maya est propriétaire de villas dans les quartiers huppés de la capitale que sont Hydra et Ben-Aknoun et ce n’est rien comparé à la superbe villa de  Moretti, située sur la cote ouest d’Alger, en face de la grande bleue. Cette résidence de luxe est estimée à des centaines de milliers d’euros. L’appétit vorace et sans limite de cette « femme d’affaires » ne s’arrête pas là car elle a acquis avec la complicité de fonctionnaires locaux des terrains à Chlef et à Alger, elle circulait dans des voitures de luxe qu’elle avait acheté. Et cela ne s’arrête pas là car la présumée fille naturelle de l’ex président avait des liens à l’étranger, notamment en Espagne où elle aurait investi la somme rondelette d’un million et demi d’euros dans la péninsule ibérique. Comment de telles choses largement connues par le sérail politique acquis corps et âme à l’ex président ont-elles pu échapper à la justice de l’époque ? La réponse est simple et sans équivoque, l’appareil judiciaire au cours de ces vingt dernières années était au service d’un homme, Abdelaziz Bouteflika. Il obéissait au doigt et à l’œil au président. Quand ce dernier se trouva dans l’incapacité physique de diriger le pays c’est son frère cadet qui a pris le relais avec le consentement moral et mental du frère ainé. A présent que la justice s’est libérée de l’épée de Damoclès qui était au dessus d’elle ce qui prêtait à l’époque à confusion dans le traitement de dossiers économiques ressort peu à peu et c’est grâce à un tel dépoussiérage que ce nom de Madame Maya est ressorti. Il figure à présent parmi les personnes jusqu’ici épargnées. Dans ce dossier qui donnera lieu à un procès madame Maya ne sera pas la seule accusée. Il y aura d’autres accusés où figurent deux anciens walis et les ministres Zaalane et Ghazi. Un autre nom est cité, celui de l’ex patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, encore lui. Affaire à suivre !

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