Jijel (El Milia)-Tanefdour, une localité qui attend sa part de développement

Absence d’eau potable et cadre de vie dégradé, telle est le résumé de la vie quotidienne des habitants de Tanefdour, une bourgade abandonnée rattachée à la commune d’El Milia située à 60 Km à l’Est de Jijel. Durant des années, ces habitants lésés ont vainement réclamé la prise en charge de leurs doléances, à commencer par l’alimentation en eau potable, l’éclairage public et l’aménagement des routes secondaires à en croire leurs déclarations. Un vrai calvaire pour la population de cette localité dépourvue de toutes les commodités. A Tanefdour ou dans les autres localités d’El Milia, l’eau est considérée comme une denrée rare. «Voir l’eau couler dans les robinets est un rêve, nous sommes souvent privés de ce précieux liquide durant plusieurs jours» se plaint un habitant. Pour ce qui est des routes, les habitants ont fait savoir que l’état des routes a pénalisé bon nombre de familles qui ne trouvent plus l’accès à leurs domiciles durant la saison hivernale. «Durant les jours pluvieux, nos enfants doivent porter des bottes pour se protéger de la boue, en été c’est la poussière qui prend place» dévoile les riverains, et d’ajouter, «Certes, Tanefdour est une localité, mais faut-il rappeler que le chef-lieu de la commune d’El Milia n’est distant qu’à seulement 03 Km !» s’indigne un père de famille. En effet, cette localité qui regroupe quelques 14 000 âmes est considérée comme la plus grande agglomération semi urbaine après El Milia, mais l’aspect de Douar est resté en place. Nous apprendrons par ailleurs, que ladite localité a été raccordée au réseau de gaz naturel, mais paradoxalement nombreux sont les foyers exclus de cette opération pour des raisons qui demeurent inconnues. Cependant, même si beaucoup reste à faire, des sources locales nous ont fait savoir que le chemin de wilaya (CW39) reliant Tanefdour à Lemridja et la périphérie d’El Milia a été aménagé après plusieurs vagues de protestations, une action qui a permis de changer ne serait-ce qu’un peu, le triste visage de cette région.

Ramdane .S

 

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