Tebboune sonne le départ- Une plateforme dédiée aux start-ups

Le président de la république a supervisé le lancement de la conférence nationale sur les start-up qui sa commencé ses travaux, hier, au centre international des conférences de la capitale. 1000 participants sont attendus. Parmi eux des jeunes entrepreneurs intéressés par des projets novateurs, des universitaires et des spécialistes du numérique.

Après la prise de parole du chef de l’Etat dont on sait que le développement des start-up en Algérie a été son thème de campagne électorale, c’était au tour du ministre délégué, Yacine Oualid de tenir un discours dans lequel il a expliqué longuement les objectifs de cette rencontre de haut niveau, la première du genre a-t-il souligné, qui a un lien direct avec le plan de relance économique adopté l’été dernier. Pour le ministre cette rencontre n’a pour but de théoriser mais d’appliquer et de mettre en place les mécanismes qui permettront dans un laps de temps, le plus court possible d’augmenter le nombre de start-up dans le pays. Allant plus loin dans sa déclaration Yacine Oualid a clarifié un certain nombre de points. Le plus important et le plus intéressant d’entre eux concerne le fond de financement qui a été lancé la veille de cette conférence nationale. Allant dans le détail le ministre a expliqué la nature et les objectifs de ce fond. Il s’agit a-t-il dit de l’investissement dans le capital. Cette formule n’a rien à voir avec les mécanismes de financement classiques, tels qui existent actuellement. Le ministre a déclaré que la formule nouvelle qui a été retenue est capitalistique, cela veut dire qu’elle comporte des risques. Il ne s’agit donc pas d’aide du genre Ansej mais d’investissement propre de l’entrepreneur ou du promoteur avec bien évidemment l’aide de l’Etat qui interviendra au niveau de la fiscalité incitative et d’un allègement des charges conséquent. L’intervention des banques est capitale dans ce type de projet. Celles-ci sont mises à contribution pour accorder des crédits à faible intérêt et pour une durée suffisamment longue pour permettre au lanceur de projet d’atteindre sa phase de croisière. La nouveauté consiste à créer des start-up pionnières capables de commercialiser leurs produits à l’intérieur du pays et dans le monde. Yacine Oualid reconnait toutefois des problèmes dans la multiplication des start-up dont le nombre est très insuffisant dans le pays. La plupart d’entre celles qui existent sont implantées dans la capitale. Ailleurs elles se comptent sur les doigts de la main. En fait ce retard est essentiellement du à l’absence d’incubateurs, ces structures d’accompagnement de projets de création de start-up et d’entreprises. L’incubateur apporte un appui considérable en ce qui concerne l’hébergement  de la start-up, la formation des équipes intervenantes, le conseil et le financement lors des premières phases de la vie de la start-up. Malheureusement a dit le ministre il n’y a pratiquement pas ce genre de structures (incubateurs)  à l’échelle nationale. La plupart des incubateurs se trouvent à Alger. L’objectif du gouvernement est de créer un incubateur pour chaque wilaya. Le gouvernement y travaille. Ce n’est qu’un problème d’échéance a-t-il souligné. Cette conférence nationale doit en principe produire ses effets. Il ne faut pas que les orientations qui ressortiront de cette rencontre restent lettre morte. Le président  a appelé ceux parmi la communauté algérienne établie à l’étranger de venir et lancer leurs projets. Ils y gagneront a déclaré le président.

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