Nouvelles mesures, nouvelle tactique-Le gouvernement déclare la guerre aux bureaucrates

 Des décisions tous azimut concernant les secteurs clés de l’économie nationale ont été prises ces derniers jours. Ils constituent un tremplin sur lequel la bureaucratie ne pourra surfer. C’est un coup dur pour les bureaucrates qui ont toujours freiné l’expansion du pays. Une nouvelle page vient de s’inscrire. Rien ne sera comme avant, souligne avec insistance le président Tebboune.

Le président de la république a fait de la lutte contre la bureaucratie son cheval de bataille. Au cours de tous les conseils des ministres qu’il a présidés depuis sa nomination à la tête de l’Etat il n’a cessé de déclarer que le pays n’avançait pas à cause de la bureaucratie tentaculaire qui touche tous les secteurs de la vie économique et sociale. Il faut y mettre un terme a-t-il souligné. Le gouvernement a suivi à la lettre les instructions du président. Cette dernière semaine a été riche en décisions. Ainsi il est désormais  possible dès que le décret sera signé et il le sera bientôt de créer son entreprise, sa start-up ou tout projet d’entrepreneuriat en un temps record. Tous les verrous qui composaient l’armature bureaucrate vont sauter. Ainsi en ce qui concerne par exemple les projets touristiques avec en toile de fond la création d’agences de voyage et de tourisme le fameux agrément sera obtenu en l’espace d’un mois. Finie cette attente qui dure des mois, voire des années pour l’obtenir. Il ne sera demandé aux futurs promoteurs du tourisme de présenter un projet viable qui concernera surtout le tourisme intérieur et la promotion de la destination Algérie en externe. Si le projet en question offre toutes les garanties de son expansion alors le feu vert est aussitôt donné. Ces histoires de paperasse inutile qui faisait obstacle appartiennent désormais au passé. Mais il n’y a pas que le tourisme il y a aussi l’agriculture qui est également concernée au premier chef. Pour ce secteur c’est la question d’obtention des crédits pour obtenir plus de rendement et de préservation de la production agricole qui a toujours été au centre des préoccupations du monde agricole. Désormais des crédits spéciaux seront accordés aux concernés dans un délai ne dépassant pas trois semaines alors qu’à l’heure actuelle il faut attendre huit à douze mois et encore. Enfin et c’est la décision la plus importante qui vient d’être rendue publique par les ministres concernés que sont celui délégué aux start-up et son homologue celui des PME  concerne l’assouplissement de toutes les procédures de création de ce type d’entités économiques. Mieux que cela il n’y a désormais plus besoin d’aller dans un bureau quelconque pour être renseigné sur les modalités à suivre. Les plates formes numériques (sites) prennent le relais et aussitôt le dossier constitué, il est adressé à l’organisme concerné chargé de donner son accord pour lancer le projet. Là encore il est demandé aux organismes étatiques qui sont chargés d’étudier tout dossier de création d’une start-up, d’entreprise moyenne, individuelle ou artisanale de ne pas dépasser deux mois qui suivent le dépôt du dossier. Si ce délai est dépassé le porteur du projet pourra saisir le gouvernement qui va mettre les prochains jours une cellule d’écoute et de suivi en cas d’entrave à ce processus. Par ailleurs si un refus est assigné au porteur de projet un tel refus doit être amplement justifié et il y a encore là une possibilité de recours de l’intervenant dont la réponse à ce recours doit être également rapide. Toutes ces dispositions prises par  le gouvernement sous l’impulsion du président de la république altèreront indiscutablement les habitudes bureaucratiques prises par des fonctionnaires  qui ont pris la fâcheuse habitude de travailler lentement et au gré de leur humeur. Le monde ancien est en train de s’écrouler et avec lui une mentalité qui a pris le pays en otage des décennies entières. Une façon d’être et de faire qui a donné naissance à la corruption, aux pots de vin, au trafic d’influence, au délit d’initié qui ont empoisonné le climat économique du pays et qui lui a fait perdre des années d’une croissance qui aurait du être là depuis bien longtemps si les pouvoirs anciens l’avaient décidé en son temps mais ce n’était nullement le cas.

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