Afin de faciliter le plan de relance-Impôts réduits et allègement des charges

Le conseil des ministres du 4 octobre dernier a pris un certain nombre de mesures sous l’impulsion du président de la république qui le présidait. Parmi ces mesures qui ont porté sur divers aspects celui de la fiscalité retient l’attention. En effet le chef de l’Etat a insisté sur le respect des grands équilibres budgétaires sans pour autant augmenter la fiscalité concernant les opérateurs économiques.

Le gouvernement  doit réduire les dépenses publiques et s’en tenir  à l’essentiel de celles-ci. En ce qui concerne la fiscalité directe, en clair les impôts, le chef de l’Etat a été on ne peut plus clair sur le sujet. Il a formellement demandé de ne pas charger les opérateurs économiques et opérer des réductions quand la situation l’exige surtout si elle est justifiée par ces derniers. Le plan de relance exige de la stimulation et un encouragement de l’Etat envers ceux qui produisent et qui sont des acteurs en puissance de la croissance, laquelle induit la création d’emplois et une augmentation du pouvoir d’achat. Le président a également mis l’accent sur la réduction des charges pour les employeurs car celles-ci ont un rapport direct sur la compétitivité et le rendement des entreprises quelles que soient leur poids dans la sphère économique nationale. D’ailleurs dans ce contexte lié aux conséquences du confinement du printemps dernier et qui continuent d’impacter certains  secteurs à l’instar de  l’événementiel  et des activités de spectacle l’Etat  a tenu compte du retard  de paiement d’impôts et de charges et a pris des mesures de grande facilitation. Par contre le président a instruit le ministre des finances l’engageant à redoubler d’efforts concernant l’impôt sur la fortune. Le patrimoine de citoyens dépassant le seuil admis par la loi, c’est-à-dire au dessus d’un milliard de dinars doit être strictement évalué par l’administration des impôts et l’imposition concernant un tel patrimoine doit concerner les résidences secondaires, les véhicules de luxe, les Yachts, les  comptes bancaires  bloqués n’ayant rien à voir avec  l’activité économique du concerné. Ces produits fiscaux doivent être déclarés sous peine d’être assimilés à une fraude fiscale laquelle sera lourdement sanctionnée  pénalement et financièrement. L’étau se serre donc sur cette catégorie de riches qui avaient profité des largesses de l’ancien régime politique. Ils devront désormais rendre des comptes sur l’exactitude des biens qu’ils possèdent et dont ils font un étalage ostentatoire. Il ne s’agit pas comme certains le pensent d’un règlement de compte ou d’une chasse aux super riches. Il est plutôt question que ces nababs qui sont des citoyens à part entière apportent de gré ou de force leur contribution  à l’intérêt général. Ils seront donc des contribuables comme le sont tous les citoyens de ce pays qui s’empressent lorsqu’arrive leur feuille d’impôt à régler ce que l’Etat leur doit au plus vite. C’est un des aspects de cette nouvelle Algérie qui est en train de se mettre en place et qui dérange déjà beaucoup de ces personnes qui se sont enrichis gracieusement bénéficiant du concours sans retenue d’un pouvoir dont on se rend compte aujourd’hui qu’il s’est approprié scandaleusement l’Algérie, pays de quarante millions de citoyens dont les deux tiers joignent à peine les deux bouts.

 

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