Une start-up lance un jeu de société-Cela répond t-il  aux objectifs du gouvernement ?

« Keshlu » c’est le nom que s’est donné une start-up créée à Oran. Sa spécialité : La fabrication de jouets. Elle vient de créer un produit qu’elle qualifie de 100% algérien. C’est un jeu de société qui a été baptisé « Dinar ». A l’heure où l’Etat, à travers son ambitieux plan de relance compte sur des projets porteurs sur le plan économique, les divertissements n’ont pas leur place. C’est un luxe de riche.

Il ne faut pas que l’on retombe dans les travers d’un passé récent où des expériences économiques totalement farfelues ont été réalisées sans que l’on sache avec la précision qu’il faut qu’elles étaient leur finalité et qu’est ce qu’elles ont rapporté à leurs auteurs et à l’économie nationale. Ne faut-il pas cibler avant tout les start-up porteuses de croissance, de richesse et créatrice d’emplois ? C’est du moins ce que nous avons compris du plan de relance et de la conférence nationale sur les start-up. N’est –il pas étrange que moins de deux semaines après les assises consacrées à ces start-up on lance une d’elle à grand renfort de publicité dont la spécialisation est le jeu de société. Qu’est ce que cela rapporte au pays ? Où est dans tout cela l’intérêt général ? Il faut faire attention à ce que l’on fait et à ce que l’on crée. Le divertissement qu’apporte t-il réellement au développement économique ? La réponse est rien ! Est –ce un tel  type de  génies dont le président de la république ne cesse de faire des éloges que le pays a besoin pour avancer économiquement ? Est-ce ce genre de relève générationnelle qui relèvera les grands défis de l’avenir ? Il est plus que certain que non. Il semble que beaucoup de jeunes gens n’ont pas assimilé ce qu’attendent d’eux l’Etat en leur proposant de s’investir dans ce type d’entités économiques. Il parait évident qu’une formation préalable doit être dispensée avant que l’on accorde des crédits à tout porteur de projet. C’est le rôle des incubateurs, ces fameuses structures d’accompagnement . La logique veut qu’ils soient mis en place avant toute création de start-up. Comme l’adage le dit si bien, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Il y a un ministère de l’économie de la connaissance. C’est maintenant qu’il lui faut agir car ce type de secteur économique a un amont et un aval. C’est en amont qu’il faut commencer pour que ces start-up  fonctionnent à l’instar de celles qui existent dans les pays développés et dont le nombre ne cesse d’augmenter. Quant au divertissement  son temps n’est pas encore arrivé . Il le sera lorsque le pays ressemblera à ceux qui ont tout et qui ont besoin de se délasser.

 

 

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