BAC 2020-Un taux de réussite médiocre malgré une moyenne diminuée

Malgré le cadeau attribué par le gouvernement aux candidats de l’examen du baccalauréat 2020 le taux de réussite qui a été rendu public hier dans la matinée est de 55 ,30% . C’est le taux le plus bas enregistré depuis l’indépendance La moyenne de 9/20 n’a pas suffi. Manifestement les élèves qui ont passé le bac de cette année n’ont pas révisé un programme pourtant allégé puisque réduit à deux trimestres pleins.
Est-ce la faute du confinement comme le prétendent certains pour justifier cette hécatombe ? Pas sur ! Les élèves de terminale avaient largement le temps lorsqu’ils étaient chez eux de revoir les cours dispensés au cours de ces deux trimestres et se préparer suffisamment bien pour affronter le précieux examen. Ils ne l’ont pas fait préférant passer de longues vacances sans se soucier le moins du monde de cette épreuve charnière dans la vie d’un lycéen, celle qui lui permet d’accéder aux études supérieures et avancer dans le monde du savoir. Ceux qui n’ont pas réussi cet examen malgré une moyenne de réussite réduite d’un point avancent le prétexte que le contenu des épreuves était particulièrement difficile. Sans doute qu’il l’était mais une chose est sure les épreuves en question ont été élaborées à partir du programme dispensé pendant les deux trimestres. Donc il ne peut y avoir de surprise. Il faut néanmoins féliciter ceux qui ont pu décrocher ce bac cru 2020 car ils se sont donnés la peine de réviser pendant que la majorité de leurs collègues se prélassaient dans les « douceurs » du confinement. Certes un programme de cours de deux mois est très insuffisant pour aborder le contenu d’une première année de l’université. Les lauréats du bac de cette année auront bien du mal à suivre le cursus 2020/ 2021. En réalité tous ceux qui ont réussi leur bac cette année redoubleront très probablement leur première année de fac. Il est intéressant de connaitre le nombre de lauréats qui ont dépassé la note de 13 et au-delà. Ceux là pourront mais avec d’énormes difficultés accéder à la deuxième année de l’enseignement supérieur (2021/2022). La rentrée du cycle secondaire fixée au 4 novembre prochain se fera dans des conditions extra normales car la pandémie du coronavirus n’a pas disparu, loin de là même si on enregistre une baisse sensible des contaminations mais le gouvernement suivant les conseils avisés du comité scientifique ne prônera certainement pas un relâchement de la protection sanitaire. L’OMS ne cesse d’avertir tous les Etats du monde sur la persistance du virus dont une deuxième vague n’est plus une fiction mais une réalité qui s’impose actuellement en Europe dont la proximité avec la rive sud de la Méditerranée n’échappe pas au gouvernement. D’où le maintien des mesures barrière dans les établissements secondaires qui, chacun sait représentent des foyers de contamination puissants. Il nous faudra donc vivre avec ce virus pendant des mois, peut être même une année car les laboratoires du monde entier n’ont toujours pas réussi à trouver le vaccin pouvant enrayer définitivement le covid 19. Lorsqu’ils y parviendront c’est toute une année scolaire qui sera soumise à une réglementation des plus strictes mais surtout à une autre manière d’étudier pour réussir. C’est le défi de l’avenir car plus rien ne sera comme avant

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