Les élucubrations de Sellal

Lors du procès en appel d’Ali Haddad qui se tient en ce moment au tribunal d’Alger les audiences de témoins se suivent et se ressemblent. On a néanmoins retenu celle de l’ex premier ministre, Abdelmalek Sellal qui a par son contenu égayé quelque peu l’atmosphère fastidieuse qui règne au cours de ce procès.

 En effet l’ex premier ministre par deux fois sous Bouteflika a amusé l’assistance par ses déclarations hors norme. Ainsi il a fait rire le public en déclarant que lors de sa visite aux Etats –Unis sous la présidence de Barak Obama, il avait été invité par ce dernier à la Maison Blanche. Dans le bureau ovale où il avait été reçu le président américain lui aurait offert un verre de vin. Sellal selon ses dires aurait carrément refusé en disant à Obama « c’est haram » ? Le président aurait parait –il insisté et devant une telle insistance Sellal aurait rétorque ceci « Je boirais volontiers ce verre à condition de me donner une bombe atomique ». L’anecdote vaut ce qu’elle vaut même si elle ne brille pas par son humour mais elle renseigne sur l’état d’esprit de ce haut responsable politique connu pour ses déclarations à l’emporte pièce.  Par ailleurs il n’est pas du tout sur que Sellal ait refusé le verre de vin offert par Obama. D’abord cela ne se fait pas, courtoisie oblige même si on ne goute que du bout des lèvres le nectar proposé en priant intérieurement Dieu de lui pardonner, raison d’Etat oblige. Mais soyons sérieux un instant ! Sellal est connu pour son gout de la bonne chair et le bon vin. Ce n’est un secret pour personne. Alors lorsqu’il nous dit que c’est « haram » il nous est permis d’en douter. En fait Sellal est un artiste du genre. Il a toujours joué le rôle du naïf auquel  tout retombe sur lui. C’est une carte qui lui a réussi jusqu’ici au cours de ses procès. Des fois il pleure , des fois il tombe des nues et comme cette fois–ci il use de son humour corrosif pour amadouer les juges qui l’ont finalement condamné à une peine moins lourde que son ex homologue Ouyahia . Faisant contre mauvaise fortune bon cœur Sellal a même déclaré le plus sérieusement du monde qu’’il serait le premier à aller voter la nouvelle constitution si on le lui permettait. Et pour clore son intervention faite au magistrat il a déclaré «   J’ai bon cœur ; Tout le monde me connait. Même Obama en a été persuadé. Face à de tels propos il parait clair que Sellal reste une énigme.

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