Djerad- La bureaucratie ennemi public numéro un

Lors de sa visite dans la wilaya de Djelfa, le premier ministre, Abdelaziz Djerad qui recevait les représentants de la société civile s’est laissé aller à un exercice de pédagogie. Brossant un tableau de la situation économique et sociale de la wilaya de Djelfa il a surtout insisté sur les pesanteurs de l’administration et qui ne concerne pas seulement cette wilaya qui a une vocation pastorale mais l’ensemble des autres circonscriptions territoriales, à l’exception notable d’Alger. Pour le premier ministre le plus grand ennemi de l’Algérie est la bureaucratie. Ce fléau a-t-il dit continue de persister. Il a la peau dure. « Nous avons asséné un coup terrible à la corruption qui a gangréné le pays durant les vingt dernières années mais nous ne sommes qu’au début de la lutte contre la corruption » a-t-il souligné. Il est certain a encore ajouté M.Djerad que le cumul de vingt ans de corruption, de laisser aller et de non respect de la dignité et des droits des citoyens ont consolidé dans les mœurs et les comportements la bureaucratie. Ceux qui se livrent à des actes bureaucratiques n’ont pas encore compris qu’une nouvelle page est en train de s’écrire et que toutes ces pesanteurs souvent futiles et qui n’ont aucune raison d’exister entravent sérieusement l’avenir du pays a encore souligné le premier ministre. Allant plus loin dans ses déclarations Djerad a précisé que les problèmes de distribution de logements sont encore sous le coup du phénomène bureaucratique. Il en est de même en ce qui concerne l’octroi des marchés publics qui sont soumis aujourd’hui à une réglementation des plus strictes mais qui au lieu d’être débarrassés d’un maximum de paperasserie s’en encombrent davantage. Au lieu de faciliter l’acte d’investissement on en alourdit la procédure. Ce sont des choses qui ne doivent plus exister dans la nouvelle Algérie a encore souligné le premier ministre.  Est-il  certain que les propos du chef du gouvernement ont porté leurs fruits ? Pas sur ! Il faudra du temps pour que les fonctionnaires qui sont en premiere ligne dans l’écoute du citoyen fassent aussi rapidement leur mue. Peut-être qu’avec l’accélération du tout numérique ils se trouveront plus à l’aise, du moins il faut l’espérer.

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