Annaba-Agressions et vols, une recrudescence inquiétante

Deux femmes agressées à coups de couteau à Bab Ezzouar, un propriétaire de restaurant assassiné dans son fast food à Alger des vols avec effraction un peu partout sur le territoire national, bataille rangée à coups de sabres à Annaba et particulièrement dans les grandes villes. Cette situation inquiète les citoyens paisibles qui n’osent plus mettre le nez dehors dès la nuit tombée.

 Malgré les nouvelles lois promulguées récemment contre les violences faites aux personnes et visant principalement la guerre des gangs de quartiers les violences continuent et ne cessent d’augmenter. Bien qu’il n’y ait pas de statistiques précises concernant ce phénomène, les témoignages des gens sont là pour confirmer qu’il y a une recrudescence des délits et homicides. Cela est lié au nombre de chômeurs  qui n’a cessé d’augmenter depuis l’apparition de la pandémie qui a donné naissance au confinement qui a fait perdre des milliers d’emplois chez les jeunes. Ceux-ci ne trouvent plus aucun moyen de subsistance et un nombre non négligeable d’entre eux bascule dans le délit. D’autres songent à s’embarquer dans des barques de fortune pour traverser la Méditerranée avec tous les risques qu’une telle traversée comporte. Il y a enfin tous ces jeunes partagés entre dealers, vendeurs et guetteurs qui ont perdu leurs lieux de vente de stupéfiants, la police ne leur laissant aucun répit depuis quelque temps et cela les a rendus totalement furieux. Toutes ces causes   que nous venons d’énumérer ont conduit irrévocablement à élargir le champ des violences qui avaient pourtant diminué les années précédentes. Il est tout à fait certain qu’en 2021  le phénomène prendra encore plus d’ampleur car la situation économique ne s’améliorera pas d’aussitôt.  Les prisons qui sont déjà pleines n’arriveront probablement pas à contenir de nouveaux arrivants. Censés être des établissements à caractère rééducatif, ces lieux de détention seront tellement débordés que ceux qui sont censés prendre en charge l’aspect rééducation pour une réinsertion réussie une fois sorti de prison n’atteindront plus leur objectif. Avec le confinement et ses conséquences brutales la dégradation de la société sera de plus en plus visible. Tant que la croissance économique n’est pas au rendez-vous les fléaux sociaux redoubleront leurs capacités de nuisance. L’année 2021 sera charnière. Elle sera teintée d’optimisme sur le plan politique et institutionnel car elle consacrera de manière définitive cet Etat de droit que les Algériens aspirent depuis 1962 mais sur le plan économique tout reste à faire et c’est cela qui reste préoccupant car l’essentiel est là. Sans croissance et richesse il n’y a pas de travail et sans travail c’est l’angoisse qui donne lieu à des pensées dévastatrices dont la conséquence première est la violence dans toutes ses formes nuisibles. Le covid 19  a brouillé tous les repères.

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