Constitution amendée-Transparence, toute la transparence, rien que la transparence !

 66, 8 % ont voté oui. C’est une bonne majorité. Le résultat n’est pas surprenant mais ce qu’il faut retenir de ce scrutin c’est la vérité des chiffres. Pour la première fois depuis l’indépendance il n’y a pas eu de fraude et cela est inédit. 26% de participation c’est peu, c’est vrai ! Mais c’est logique car la campagne d’explication concernant l’enjeu de ce référendum a été médiocre et a suscité peu d’intérêt.

Il y a eu quand même plus d’un million de non. En pourcentage c’est plus de 30% sur  cinq millions et demi de votants. C’est quand même important. Il s’agit d’un tiers de votants qui se sont exprimés. C’est un grand pas vers la démocratie. Ceux qui disent qu’il y a eu un bourrage des urnes sont des menteurs ou des nostalgiques de l’ancien régime qui ne supportent pas que les choses changent car ils ont énormément à perdre. Il y a aussi ceux qui prétendent être dans l’opposition qui n’ont pas cessé de tirer à boulets rouges sur le projet de révision constitutionnel. Qu’il s’agisse des laïcs ou des islamistes. Les premiers ont la haine tenace de tout pouvoir politique hormis  celui qu’ils prétendent incarner qui est porteur de dissidence et de division de la société. Les seconds  d’obédience islamiste ont appelé à voter non mais ne s’empêchent pas de propager des rumeurs faisant état de fraude. Tous les témoins diront que ce scrutin a été exemplaire sur tous les plans. Les négationnistes de cette élection se consolent en disant qu’une telle participation rend illégitime le vote. D’où sortent–ils cela ? Il n’y a aucun article de l’ancienne constitution ni celles qui ont existé depuis l’indépendance n’ont fixé de quota. Ce scrutin du 1er novembre 2020  est tout à fait légitime. Il n’y a rien à dire. Le vote d’hier ouvre une nouvelle page pour l’Algérie. Le passé ombrageux est bel est bien enterré. Cette loi fondamentale est réellement démocratique. Peu de pays arabes ont pareille constitution à l’exception de la Tunisie. La séparation des pouvoirs y est désormais consacrée, les libertés fondamentales sont proclamées en y ajoutant l’axiome des droits de l’homme. Enfin et pour la première fois en Algérie la justice est séparée de l’exécutif politique et cela est le plus grand acquis de cette constitution. Un parlement qui ne sera plus une chambre de résonnance du pouvoir, des juges qui ne seront plus embêtés par le ministre de la justice ou un proche de la présidence, des journalistes qui s’expriment librement sans qu’ils aient peur d’être pénalisés comme ils l’ont toujours été, une société civile et des organisations non gouvernementales qui peuvent interpeller le gouvernement quand les citoyens sont confrontés à un mur d’incompréhension de la part de l’administration ou lorsqu’il s’agit de préserver l’environnement, des droits de la personne préservés de tout arbitraire et enfin une limitation du mandat présidentiel à deux sans aucune possibilité de contourner la loi. De tels acquis n’existaient pas dans l’ancienne constitution. En réalité cette loi fondamentale représente l’espoir de toute une génération. Cette Algérie nouvelle dont il est fait aujourd’hui référence part sur une bonne base. Le reste c’est l’affaire du peuple car à partir de ce 1er novembre 2020 la souveraineté lui appartient.

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