Sabotages et actes criminels- L’hypothèse de l’ennemi intérieur n’est pas à écarter

 L’acte probablement criminel de l’incendie qui a ravagé plusieurs forets du pays ajouté aux différentes actions délibérément voulues par certains cercles de l’administration du pays qu’ils soient centralisés ou locaux qui freinent visiblement les décisions gouvernementales donnent à penser que les nostalgiques du pouvoir bouteflikien sont toujours aux manœuvres. Cette fameuse « içaba » selon l’expression de feu Gaid Salah n’est pas un propos en l’air. Elle existait bel et bien et n’a pas disparu, loin de là ! La preuve il n’y a qu’à voir les longues queues devant les bureaux de poste pour s’en apercevoir. Il n’y a qu’à constater le ralentissement toujours présent des projets d’investissement par une administration qui continue d’agir comme elle l’a toujours fait dans le passé, laissant dans l’impasse ceux qui ont envie d’entreprendre et de se lancer dans des affaires saines. Il n’y a qu’à voir les antennes communales et le nombre de personnes qui s’agglutinent chaque jour, passant des heures à attendre un papier d’état civil et tous ceux qui demandent un livret foncier où on leur dit qu’il faudra récupérer cette piève essentielle attendre quatre mois. Sommes–nous en 2020 ou en 1920 ? Sur le plan politique cette soi disant opposition ne cesse de faire de la surenchère pour se faire entendre, sachant pertinemment bien qu’elle est inaudible. Dernièrement une ancienne alliée de l’ancien régime et non des moindres, s’agissant de la constitutionnaliste Fatiha Benabou a appelé à annuler le vote  du référendum du 1er novembre. Ainsi elle abat ses cartes et elle n’est pas seule à être dans ce cas. Tout cela indique que l’hypothèse d’un ennemi intérieur est solide. Que faut–il faire pour que la sédition cesse ?  Il n’y a pas une seule réponse mais plusieurs et parmi celles-ci, celle qui semble la plus convaincante est le rajeunissement de l’encadrement administratif. Tant que les anciens hauts fonctionnaires qui étaient en place ces vingt dernières années sont toujours à leur place, il y a peu de chance que les décisions gouvernementale soient appliquées à la lettre et surtout rapidement. Beaucoup de jeunes bradés de diplômes  universitaires (masters et doctorats) sont aujourd’hui sans emploi ou s’ils en ont un dans l’administration ils sont sous les ordres de chefs de services médiocres ou de directeurs qui aiment s’entourer de fonctionnaires qui ont pris l’habitude de manger dans tous les râteliers. Une Algérie nouvelle doit être conduite par des gens nouveaux, ces mêmes gens qui ont fait du hirak le mouvement populaire le plus puissant qu’ait connu l’Algérie depuis l’indépendance. Ces jeunes qui veulent que ce pays, le leur, devienne cette havre de paix sociale et de croissance. Or jusqu’à présent c’est le statu quo. Certes il y a la pandémie qui a incontestablement compliqué  toutes les tentatives de progrès attendus et espérés par les citoyens de ce pays mais le ralentissement ne vient pas uniquement de là. Il est le fait de ceux qui ne veulent pas que l’Algérie devienne un pays semblable à ces pays qui ont fait de l’ouverture économique un atout. Cette hostilité feutrée de cercles, clans ou partis politiques qui se sont frauduleusement engraissés ces vingt dernières années reste entière et si l’Etat nouveau qui se mettra en place dès que les conditions le permettront et que surgiront les institutions nouvelles prévues par la constitution amendée ne réagit pas promptement et avec efficacité il y a de fortes chances que les anciennes habitudes reprendront leur vigueur d’antan.

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