Santé/Education-Divergence de points de vue entre la SNTE et le Pr Belhocine

Pour le Pr Belhocine , épidémiologiste et membre du comité scientifique rien à l’heure actuelle ne peut justifier la fermeture des écoles. Ce n’est pas l’avis du syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) qui estime que le corps enseignant n’est aucunement protégé contre la pandémie et que les conditions de protection sanitaire dans l’écrasante majorité des établissements éducatifs ne sont pas du tout réunies.

Les deux parties ont cependant raison. La première, s’agissant de la cellule d’investigation de l’évolution de la pandémie sur le territoire national, présidée par le Pr Mohamed Belhocine estime que l’éducation de nos enfants reste primordiale et qu’il n’est pas question de la sacrifier sur l’autel de la médiocrité. Le Pr rappelle que l’OMS  a recommandé à tous les pays touchés par la pandémie de ne pas fermer les écoles. Sauf cas d’un pic avéré et reconnu comme tel par les autorités sanitaires du pays, ce qui n’est pas le cas actuellement.  Les mesures de confinement actuellement prises par le gouvernement sont largement suffisantes et qu’il est inutile de les resserrer davantage a encore souligné l’épidémiologiste. Pour le syndicat des enseignants c’est un autre son de cloche. Les enseignants se préoccupent davantage de leur santé. Ils ont raison tout en ne remettant pas en cause l’ouverture des écoles. Ils estiment cependant que les règles de protection contre la pandémie ne sont pas du tout respectées ni par les élèves qui continuent de se tenir en classe comme si la pandémie n’existait pas mettant ainsi en danger l’enseignant mais aussi du non respect par les établissements des normes de la distanciation, des règles d’hygiène renforcées en pareil cas et de la permissivité des surveillants en ce qui concerne le port du masque à l’intérieur des classes er dans les cours de récréation. Les classes constate le syndicat sont toujours remplis de poussière, ce qui facilite la propagation du virus, les toilettes sont toujours bouchées et l’eau manque cruellement. Une telle situation est plus que grave soulignent les représentants des enseignants. Elle met en danger la santé des élèves et de ceux qui sont en charge de leur éducation. Pour rappel la fédération des parents d’élèves, a, elle aussi menacé de ne plus envoyer leurs enfants en classe si les conditions nécessaires et impératives de protection ne sont pas réunies. C’est au gouvernement et aux autorités locales de prendre la situation en main car le statu quo est devenu ingérable.

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